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Opéra de Paris 23-24 : C’est en creusant qu’on trouve des trésors !

ANNONCE – 377 levers de rideau en perspective : c’est colossal. Mais pour aller voir quoi ? Si la nouvelle saison n’annonce pas forcément à première vue de raz-de-marée, une analyse plus poussée montre plein de belles promesses. Pour vous, on a décortiqué toute la production !

On a très envie de voir

Don Pasquale

Reprise d’un opéra bouffe de Donizetti dans une mise en scène de répertoire, drôle et moderne sans être dérangeante (coproduction avec notamment Covent Garden), l’oeuvre légère bénéficiera d’un trio de tête formé par Laurent Naouri, Julie Fuchs et Florian Sempey. Une excellente occasion de faire découvrir l’opéra à des proches, dans l’écrin du Palais Garnier !

L’Affaire Makropoulos

Le nom de cet opéra a des allures de film hollywoodien ? Ca tombe bien, la mise en scène de Warlikowski également ! Les oeuvres Janacek ne remplissent pas toujours Bastille, mais cela est sans corrélation avec le niveau de cette production à grand spectacle, sur une musique sidérante et très rarement jouée. Pour accompagner cette comète lyrique, on pourra compter sur une distribution d’habitués des lieux, ainsi que sur des jeunes issus de l’a=Académie de l’Opéra, ainsi que sur Susanna Mällki, véritable métronome à frange et première femme a avoir dirigé à l’Opéra Bastille. On s’impatiente déjà !

Marion Motin / Xie Xin / Crystal Pite

Crystal Pite est à la chorégraphie ce que John Cena est au catch, ou Steven Spielberg au cinéma : l’assurance d’un carton plein. Durant cette soirée, trois pièces de durée moyenne se succèderont, avec l’arrivée au répertoire de deux créations de deux nouvelles chorégraphes que tout semble opposer : Marion Motin et Xin XIn. En apothéose annoncée, le retour de the Season’s Canon de Pyte garantira le coup de foudre avec le contemporain.

Guilio Cesare

Laurent Pelly à l’Opéra de Paris, c’est assez souvent succès garanti, comme l’ont montré les reprises récentes de Platée et de l’Elixir d’amore. On peut donc compter sur lui pour animer à nouveau cette opéra fleuve d’Händel qui est traversé de sublimes aria. Sous la baguette de Bicket, on aura l’occasion de se délecter des voix de Lisette Oropesa que l’on ne présente plus, mais aussi d’Emily d’Angelo, qui continue sa fulgurante ascension sur de multiples répertoires, et de Luca Pisaroni qui a désormais des allures de taulier dans la grande boutique.

Beatrice di Tenda

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. 190 ans après sa création, l’oeuvre de Bellini fait finalement son entrée au répertoire de la Maison. Pour accompagner ce début, elle pourra compter sur le concours du pétillant Peter Sellars – ayant déjà oeuvré sur le Tristan und Isolde local, désormais reconnu comme un fleuron de l’air Mortier-. Sous la baguette de Wigglesworth,on pourra compter sur une distribution commando, constituée notamment de Tamara Wilson, Aminatai Pati et Pene Pati.

Casse-noisette

L’indulgence ultime pour les fêtes, qui a donné, et donnera envie, à des milliers de gens de se mettre à la danse et/ou de découvrir le ballet. Une mise en scène n’ayant pas vieilli, une très belle chorégraphie de Noureev et une partition toujours aussi sublime. Une madeleine de Proust totale et légèrement régressive.

Médée

Une production de l’opéra de Charpentier qui promet d’avoir à sa tête un tandem explosif. D’un côté David McVicar, superstar de l’opéra et connu pour des productions somptueuses. De l’autre, William Christie, référence mondiale ayant presque réinventé le baroque français. Sur scène, la protégée de ce dernier, la jeune et déjà remarquée Léa Desandre, répondra à Laurent Naouri et Reinoud van Mechelen.

Street Scene

Lors de sa récente carte blanche avec les artistes de l’Académie, les finals de chaque partie (disponibles ici) étaient dédiés à Kurt Weill. L’un avec Youkali, l’autre avec l’Ice Cream Sextet de Street Scene. Cette fois ci, c’est une soirée toute entière qui lui sera dédiée, toujours avec l’Académie, qui pour l’occasion se produira à la MC93 de Bobigny. L’occasion de faire une double découverte : des talents lyriques de demain d’abord, d’un compositeur majeur du 20ème siècle ensuite, dont les chatoyantes sonorités flirteront parfois avec la comédie musicale.

Sadeh 21

Ohad Naharin a débarqué à l’Opéra tel une boule de feu venue d’Orient avec Décadances, spectacle patchwork de plusieurs de ses oeuvres. Depuis, plusieurs de ses émules de la Batsheva ont été mises à l’honneur : Hofesh Sheshter, Sharon Eyal, Bobby Jene Smith… on revient toutefois à la maison mère pour cette entrée ; qui sera également l’occasion de pousser davantage le travail de la technique Gaga pour les heureux sélectionnés au sein du ballet.

Salome

Une production qui divisait cette année par sa radicalité visuelle. L’auteur de ces lignes soutient toutefois que le problème de cette production n’était pas la mise en scène de Lydia Steier -qui rappelait bien l’atmosphère de scandale ayant accompagnée la création de l’oeuvre en Europe et aux Etats Unis- mais bien la chef d’orchestre, qui bridait une phalange qui aurait pu rivaliser musicalement avec les visuels. La direction est toutefois confiée cette fois à Mark Wigglesworth qui, très sollicité cette saison, pourra s’épanouir dans cette stupéfiante partition. Le casting est composée de superstars de Bayreuth, parmi lesquelles Ekaterina Gubanova et Gerhart Siegel mais surtout Lise Davidsen dans le rôle titre ! Systématiquement triomphale, le public parisien attend avec impatience la digne héritière de Brigit Nillson.

La Vestale

Oeuvre de Spontini rarement donnée aujourd’hui mais grand succès du Premier Empire, cette nouvelle production bénéficiera de la mise en scène de Lydia Steier et d’une direction musicale de Bertrand de Billy. Acclamée dans ses début parisiens dans la précédente mise en scène de Steier, Elza ven den Heever partagera la scène avec Eve-Maud Hubeaux, actuellement remarquée dans Hamlet. Ne reste plus qu’à voir quelle forme le traitement de Lydia Steier, axé sur l’extrémisme militaire et religieux, aura finalement.

On a envie de voir

Don Giovanni

Lorsque l’on a commencé à murmurer sur un retour de Don Giovanni à Bastille dans une mise en scène n’étant pas celle d’Ivo van Hove, on s’est laissé aller à rêver sur un retour de la mise en scène d’Haneke. Ce sera toutefois celle de Claus Guth, créée en 2018 au Festival de Salzbourg, qui fera son entrée dans la Maison. Si la production fera certainement moins de remous que sa Bohême in situ, gageons tout de même qu’Alexander Soddy – magistral à la tête de Peter Grimes – ainsi que le casting cinq étoiles (avec notamment Peter Mattei, Cyrille Dubois, Gaelle Arquez et Ying Sang) permettra de colorer la Bastille.

Jerome Robbins

Que l’on soit familier ou pas avec le répertoire de l’Opéra, tout le monde connait Jérôme Robbins. Chorégraphe de West Side Story, c’est sur des musiques plus anciennes , de Ravel et Chopin, que l’on pourra admirer les oeuvres de l’ami de Balanchine, autre maitre du néo-classicisme américain. Trois oeuvres différentes, qui ont vocation à se mettre mutuellement en valeur.

Lohengrin

Pour les néophyte, ca sera l’occasion de découvrir que Wagner a écrit quelque chose d’encore plus connu que la chevauchée des Walkyries. Après les débuts remarqués de Dudamel à la direction des oeuvres wagnérienne dans Tristan und Isolde (que nous commentions ici), le maestro récidive avec une oeuvre qui conviendra certainement davantage encore à son style de direction, le tout dans une mise en scène de Serebrennikov à grand spectacle, ayant vocation à assombrir le livret original. On se méfie donc de ce que cela donnera sur l’opéra le plus féérique de toutes les oeuvres de maturité wagnériennes et on se garde de trop d’optimisme. Il pourra toutefois compter sur deux superstars du répertoire en alternance dans le rôle d’Ortrud : Non Stemme et Ekarterina Gubanova.

Ma mère l’oye / L’enfant et les sortilèges

Deux tubes de Ravel couplés l’un à l’autre, avec l’occasion de mettre en valeur les jeunes talents de la Maison, ainsi que les artistes en résidence à l’Académie, la Maitrise des Hauts-de-Seine et les élèves de l’école de danse . L’occasion aussi de se rappeler que quand il s’agit de musique de ballet, Ravel a écrit autre chose que ce satané Boléro.

Les contes d’Hoffmann

Ce qui est bien avec ces contes là, c’est que tous les dix ans ou presque, l’on redécouvre un partie de la partition d’Offenbach égarée dans une bibliothèque. Dès lors, on y revient avec plaisir. D’autant plus que cette mise en scène de Carsen -déjà reprise plusieurs fois- est remarquablement bien pensée et esthétique. On ne manquera pas de venir écouter Benjamin Bernheim en Hoffman et Pretty Yende en Olympia, les rôles leurs iront comme vocalement comme des gants !

Jiří Kylián

Surtout connu pour la Petite mort – reprise pour l’occasion -, ce sont pas moins de quatre oeuvre qui viendront remplir cette soirée : deux reprises Gods and dogs et Sechs Tänze, ainsi qu’une entrée au répertoire, Stepping Stones. On regrette simplement que même pour le répertoire classique, les musiques soient enregistrées…

Adriana Lecouvreur

En coproduction avec notamment Covent Garden, le Wiener Staastoper et Liceu, on sait que la mise en scène de McVicar sera littérale mais d’excellente facture. Les aficionados pourront venir écouter Anna Netrebko et son mari -si jamais tout se passe comme prévu- , ou Anna Pirozzi -avec qui elle partageait déjà l’affiche cette année dans la Force du destin-. Pour l’occasion, Semenchuk refoulera les planches de la Maison, en alternance avec Clémentine Margaine. Ce sera également l’occasion d’entendre les artistes de l’Académie, largement distribués dans les seconds rôles.

La fille mal gardée

Ballet le plus ancien du répertoire, c’est toujours un plaisir de retrouver cette histoire sans prétention, mais touchante par moments et drôle par d’autres. L’occasion également de voir les petits nouveaux du ballet de l’Opéra passer par leur bizutage réglementaire et danser déguisés en poulets, ainsi que la mémorable danse des sabots chorégraphie par Ashton !

La Traviata

Il y a 4 ans, la production résolument moderne, technophile et épurée de Simon Stone, portée par un casting d’anthologie, foudroyait le Palais Garnier. Pour sa reprise – à Bastille, malgré le souhait du metteur en scène de voir son oeuvre à Garnier-, Ludovic Tézier reprendra avec maestria le rôle de Giorgio Germond, lui répondra à nouveau Pretty Yende pour un soir, mais surtout la resplendissante Nadine Sierra qui assurera la quasi totalité de la série. Le rôle d’Alfredo est lui confié à René Barbera, qui succède ainsi à Benjamin Bernheim.

The exterminating angel

Il suffit d’entendre Dudamel parler de cette oeuvre de Thomas Adès pour avoir envie de prendre ses places. Basé sur l’oeuvre de Luis Bunuel, la mise en scène est confié au radical Calixto Beito, habitué des lieux et des controverses. Tout le monde n’est toutefois pas habitué aux même bases harmoniques que le directeur musical de l’Opéra. Dès lors, il conviendra d’y aller en connaissance de cause. Mais pour qui fera l’effort de s’ouvrir, l’expérience promet d’être mémorable.

Don Quichotte

Le plus technique et redoutable des ballets de Noureev. La musique de Minkus n’est certes pas fantastique mais le faste des décors et des costumes comble ces lacunes et permettra de révéler les multiples talents du ballet !

On est curieux

Cendrillon

L’opéra de Massenet revient dans la mise en scène de Marianne Clément, toujours à Bastille, dans une distribution portée par Laurent Naouri et Jeannine de Bique – habituée du Palais Garnier et dont on se demande comment la voix résonnera à Bastille-. Une oeuvre qui avait souffert de la taille de Bastille, qui faisait perdre la magie de l’intimité de certains moments de la partition. Nous verrons bien comment Keri-Lynn Wilson relèvera le défi !

Giselle

Vue et revueces dernières années, à l’Opéra, au TCE ou ailleurs , il s’agit d’une oeuvre qui ravira les balletomanes qui pourront venir y admirer leurs danseurs favoris sur l’une des très, très nombreuses représentations – 24, record pour l’Institution-. De notre côté, on fait une petite minute de silence pour l’orchestre qui devra jouer 24 fois la musique d’Adam.

Turandot

Un tube planétaire qui alternera entre deux distributions, avec notamment la sublime Ermonela Jaho en Liu. Il s’agissait peut être de l’opéra ayant eu le plus gros succès à Bastille durant la saison 21-22. Peut être aussi du plus décevant. La mise en scène de Bob Wilson aseptisait le sang, les ors et la boue du livret, et était portée par un casting un chouïa pâlichon pour sonoriser un vaisseau comme Bastille face à un effectif puccinien. Les représentations s’étaient donc médiocrement enchainées sur fond de Covid, avec un manque de précision au début et un manque d’effectifs sur la fin – cluster oblige-. Vu le matériau de base, et les forces en présences, gageons que cela ne peut que s’améliorer.

Le lac des cygnes

Le problème avec le Lac est peut être que, auréolé de sa réputation de ballet ultime, on ne peut finalement qu’être déçu. Cela avait été le cas lors ce la dernière reprise cette année, où l’orchestre, déjà dirigé par Vello Pähn, n’était visiblement pas très content d’être là, et où les premiers rôles étaient très inégaux. Cela pourrait toutefois être d’assister à la nomination d’une première danseuse qui semble depuis longtemps être faite pour le rôle d’Odile/Odette !

Don Quichotte

Une oeuvre que l’on avait pas ressorti depuis plus de 20 ans, dans une mise en scène soulignant la poésie de Don Quichotte sur une musique de Massenet. L’opéra avait été écrit en 1910 pour un basse, et le défi sera de taille pour Ildar Abdrakazov, auquel succèdera Ildebrando d’Arcangelo. On craint toutefois que l’acoustique de Bastille peine à faire justice à toute la délicatesse de la musique de Massenet.

Cosi fan tutte

Alors que l’Opéra a cru bon de censurer les saillies les plus misogynes de Sarastro dans La Flute enchantée en début de saison, le fait de programmer une oeuvre autrement plus salée, dans une version ne pouvant que difficilement être coupée, prête à sourire. L’on retrouvera la mise en scène et les chorégraphie de Anne Teresa de Keersmaeker avec les danseurs de la compagnie Rosas.

Béjart Ballet Lausanne

Faute de programme communiqué, on attend d’en savoir davantage avant de se prononcer. On est toutefois ravi de voir que l’une des grandes compagnies mondiale se produira finalement dans un écrin à la hauteur de sa prestance plutôt qu’au Palais des congrès !

On est dubitatif

Simon Boccanegra

La création de cette oeuvre nous avait laissé le souvenir de 20 minutes fantastiques, malheureusement entourées de l’ennui d’une partition parfois morne et d’une mise en scène aride. Dès lors, même avec le casting fantastique annoncé – Ludovic Tézier, Nicole Car, Etienne Dupuis-, on peine à voir comment tout cela pourra compenser ces défauts.

Barbe-Bleue

Pendant fort longtemps, on ne connaissait à Garnier de Pina Bausch que son Sacre du Printemps ainsi qu’Orphée et Eurydice. Deux oeuvre radicalement différentes mais ayant toutes les deux valeur de chef-d’oeuvre absolu. Puis arriva Kontackthoff, qui permit de comprendre pourquoi les allemands avaient la drague triste. Donné il y a moins d’un an au Châtelet, Barbe-Bleue est toutefois encore plus aride. Alors que l’œuvre était donnée par les danseurs du Tanztheater Wuppertal, l’on s’était toutefois trouver envahi d’un sentiment diffus d’ennui. Dès lors, l’on demeure quelque peu échaudé pour cette oeuvre.

On attend toujours

Le Riiiiiiiiiiiing

On sait que le Ring mis en scène par Calixto Bieito est dans les tiroirs, mais voilà bientôt cinq ans que l’on trépigne. Si quelques photos du travail de préparation du Rheingold sont disponibles -et rassurantes-, reste à voir quel casting et quel chef pourront venir honorer ce qui est peut être la plus grande oeuvre d’art de tous les temps. Aux dernières nouvelles, il semble que l’Or du Rhin et la Walkyrie seront créées en 2024-2025 ; et Siegfried et le Crépuscule des Dieux en 2025-2026. Hojotoho !

La fille de neige

Un petit bijou de l’ère Lissner, qui l’avait prise pour exemple de ce qu’il avait offert de plus beau au public parisien. Une magnifique partition de Rimski-Korsakov, sertie d’une mise en scène profonde, mais aussi belle et captivante de Tcherniakov. La dernière reprise ayant sauté pour cause de Covid, on espère la voir et revoir très bientôt.

Une nouvelle création de Cristal Pyte

Certes, the Season’s canon est fantastique, et Body and soul très bien, mais l’on attend davantage de création de la part d’une chorégraphe faisant autant l’unanimité à Paris. Voir, pourquoi pas, des entrées au répertoire d’oeuvres déjà existantes dans d’autres maisons.

Hippolyte et Aricie

Une oeuvre qui avait changé l’histoire de la musique. Et qui avait permis, dans la mise en scène d’Ivan Alexandre, de se faire une idée de ce à quoi ressemblait les spectacles au 18e siècle. Une autre manière d’aborder la mission de transmission confiée à l’opéra ; et de faire découvrir le baroque.

Woolf Works

Il y a des chorégraphes qui semblent considérer l’Opéra de Paris un petit peu comme un magasin d’usine. C’est notamment le cas de Wayne McGregor, tant ses plus belles créations paraissent confinées outre-manche. Toutefois, avec l’entrée de Mayerling au répertoire, la direction a clairement souligné qu’elle n’était pas fermée à des spectacles créés pour le Royal Ballet. L’occasion, en perspective, de se plonger dans l’univers d’une des plus grandes écrivaines du 20e siècle.

Mefistofele

Un serpent de mer. Une coproduction avec Amsterdam qui s’enlise, et une attente qui s’éternise pour le chef-d’oeuvre du plus wagnérien des italien. Libérez Boito !

Un nouveau Britten

A l’annonce de la programmation de Peter Grimes, la direction financière de l’Opéra avait certainement les genoux qui tremblaient un peu. Toutefois, après l’immense succès populaire -ô combien justifié- de la production de Deborah Warner, on n’a désormais qu’une envie : découvrir davantage d’opéras de ce compositeur de génie dont les intrigues résonnent toujours diablement avec l’actualité. Mort à Venise, le Tour d’écrou, Billy Budd… il y a de quoi faire !

Doctor atomic

Au moment où John Adams entre au répertoire de la scène parisienne, et où des metteurs en scènes annoncent vouloir donner une thématique martiale à la relecture de certains livrets, on se dit que cette oeuvre ici, à la richesse musicale et sensorielle indéniable, serait parfaite pour continuer la découverte de nouveaux répertoire en douceur. Pourquoi pas avec Kratzner à la mise en scène ?

Les Indes galantes

Une production annoncée comme un tollé et qui aura finalement, grâce à l’immense complicité de l’ensemble des artistes, été un succès retentissant. Au point que l’on a très très envie de la revoir. La reprise est annoncée depuis plusieurs années déjà mais tarde à pointer le bout de son nez. Espérons que cela sera également le retour de l’équipe originelle.

Porgy and Bess

Alors que les compositeurs américains du 20e siècle sont à la fête depuis l’arrivée d’Alexander Neff aux manettes, on s’étonne de l’absence du plus célébré d’entre eux, Gershwin, dont l’opéra superstar n’a pas résonné dans ces murs depuis plus de trente ans et dont le simple nom suffirait à remplir la salle.

Lady MacBeth de Mzensk

Une oeuvre poignante, brillante et sulfureuse de Chostakovitch, puissamment révélée dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski et portée à l’époque par une Aušrinė Stundytė incandescente. Y a t’il besoin d’en dire plus ?

Un nouveau grand ballet ?

Disons le, on adore Noureev, mais on peut se demander si, 40 ans après, il ne serait pas temps d’ajouter une nouvelle version de certains grand ballets au répertoire. Alors que certains chorégraphes de génie sont en train de se libérer de leurs engagements, ne serait-ce pas l’occasion de marquer l’histoire ?

Et vous que voulez vous voir ? Que voudriez vous voir ? Dites le nous !
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