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The BanXhies règlent leur GPS à la Fondation Singer-Polignac

CONCERT — Le quatuor baroque « The BanXhies » a un GPS qui ne l’est pas moins (baroque), mais parfois le voyage artistique consiste justement à déborder des grilles quadrillées, dira-t-on.


Mode d’emploi du GPS The BanXhies™, version Alpha, parution prévue à la rentrée

Merci de faire partie des beta-testeurs conviés à cette soirée, sur invitation, à expérimenter le système de navigation musicale par GPS 

Vous avez pu lire que notre notice précédemment imprimée commençait ainsi « 47° Nord, la latitude de Vienne ».  Or la latitude de Vienne en Autriche est supérieure à 48°. Le recalibrage de votre système de navigation est en cours, il triangule en effet avec Venise. Notre ambition : vous faire vivre l’expérience de voyages artistiques tels que ceux des compositeurs avec lesquels vos oreilles chemineront, allant bon train et que nous travaillons depuis 2024 aux coordonnées Latitude 48.863067 Nord, Longitude 2.283728 Est (c’est-à-dire à la Fondation Singer-Polignac).

Vous passerez ainsi par le 47° degré Nord, sur le chemin menant du 45° au 48° : de Venise à Vienne, le lieu de naissance et de mort identique pour les deux compositeurs au cœur du programme, Caldara et Vivaldi. 

D’autres contrées et degrés vous seront proposés, selon différentes cadences (attention toutefois les mouvements rapides exigent des séquences de recalibrages et les instruments employés demandent de réguliers réaccordages).

Mais vous pouvez suivre ces guides que sont The BanXhies, leur nom même est une référence à des voyages mythiques traversant les mondes, les âmes de leurs instruments sont vibrantes, elles traversent toutes les configurations du solo au quatuor, échangent de place pour les deux violonistes Yaoré Talibart et Roxana Rastegar au chemin droit comme le son pour mieux faire de la vibration empathique un ornement du trajet, Louise Acabo passant de l’orgue au clavecin à elle seule, avec une maîtrise entière à la touche, comme les assises harmoniques de Suzanne Wolff au violoncelle baroque (qui devra recalibrer sa justesse un peu basse en solo).

Si les chiffres font parfois perdre le Nord, elles ne perdent jamais les objectifs et points cardinaux : une expressivité incarnée infiniment touchante, une volonté de transmettre et de partager. De quoi emporter immédiatement l’auditoire pour un très émouvant voyage et l’accompagner de souvenirs, longtemps…

Merci donc et à très bientôt sur ce chemin en compagnie de The BanXhies et de leur GPS : Grand Parcours Sensible

À Lire également : Quatuor Zaïde, pas chou blanc avec Schubert et la Vézère
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