AccueilA la UneLe Québec à Paris : escale à Buenos Aires

Le Québec à Paris : escale à Buenos Aires

Concert : Le Festival « Québec à Paris », organisé par le label Atma Classique, a donné son concert d’ouverture vendredi 14 avril, dans le ravissant salon musical de la Bibliothèque La Grange-Fleuret. Des suites de danses pour violoncelle et bandonéon du compositeur Danis Plante se trouvaient au programme.

Atma Classique : késako ?

Michel Ferland, directeur artistique du label québécois  « Atma Classique », a répondu il y a quelques jours aux questions de Classique mais pas has been sur la tenue et les objectifs de ce premier festival parisien organisé avec le soutien de la Délégation générale du Québec à Paris. « Atma Classique » cherche en premier lieu à mettre en lumière le talent des artistes québécois et à valoriser leur travail. Ce nouvel événement s’inscrit dans une perspective d’ouverture plus affirmée à l’international en passant notamment par la France, partenaire naturel du Québec et compte-tenu des liens importants qui les unissent. Depuis sa création en 1994, le label « Atma Classique a publié près de 550 enregistrements, de la musique baroque et ancienne à l’origine, puis en ouvrant peu à peu son catalogue à la musique de notre temps. La parution de la remarquable première intégrale des mélodies de Jules Massenet en décembre dernier, projet audacieux voire ambitieux, a été très chaleureusement accueillie au plan international. Elle a mis un peu plus en lumière un label déjà fort bien considéré, ce très au-delà du Canada et du Québec.

À lire également : 3 questions à Michel Ferland, directeur artistique du label ATMA Classique
L’alliance peu classique du bandonéon et du violoncelle autour du tango.

Denis Plante, compositeur et bandonéoniste, a élaboré des Suites Imaginaires où viennent se mêler l’influence des musiques de Bach et d’ Astor Piazzolla au tango argentin. Cette approche particulière a fait l’objet d’un disque intitulé Suite Tango gravé avec son ami le violoncelliste Stéphane Tétreault et qui vient jute de paraître. Confronter deux instruments si différents, l’un venant de la culture populaire l’autre de la culture classique peut sembler au premier abord  presque incongru. Et pourtant, loin de se percuter, les deux instruments se complètent harmonieusement et se répondent dans une totale et jubilatoire complémentarité.

Denis Plante et Stéphane Tétreault ©Édouard Brane

Denis Plante joue sur un impressionnant bandonéon centenaire fabriqué en Allemagne et livré légitimement en Argentine, patrie du tango, tandis que Stéphane Tétreault, soliste en résidence de l’Orchestre Métropolitain de Montréal, a l’infini bonheur de se produire sur un superbe violoncelle de Stradivarius daté de 1707 qui possède une sonorité profonde et d’une projection rare. Au sein du salon musical et intime de La Grange-Fleuret, cette musique composée de suites successives (Argentina, Mistica…), avec ses références à Bach et Piazzolla, dont Denis Plante est le fils spirituel acquiert toute sa dimension. Elle surprend l’auditeur par à la fois la virtuosité qu’elle requiert et l’intensité expressive qui s’en dégage. Les compositions de Denis Plante possèdent indéniablement cette pulsion si spécifique qui émane du tango traditionnel. Ce premier concert a reçu un accueil enthousiaste de la part du public présent et augure au mieux des trois autres manifestations musicales programmées sur ce week-end des 14, 15 et 16 avril.

Michel Ferland, directeur artistique du label ATMA Classique ©Édouard Brane
Le financement de la musique classique au Québec.

En préalable au concert, une table ronde animée par le journaliste de Radio-France Côme Monrozier, par ailleurs collaborateur d’Olyrix et de Classique mais pas has been, a porté sur les problématiques de financement de la musique classique au Québec. Les larges interventions de Guillaume Lombart et Michel Ferland, respectivement Président et Directeur artistique d’Atma Classique, permirent de mettre en évidence que les problématiques de financement de la musique classique n’étaient en fait pas si différentes entre le Québec et la France. La réduction des subventions publiques, la non distinction de la prise en compte des particularités de la musique classique par rapport aux musiques actuelles, particulièrement la variété ou la musique pop alors que les coûts de production ne sont pas du tout les mêmes, l’attitude des pouvoirs publics au regard de la culture, n’apparaissent pas si éloignées dans les faits. S’ajoutent pour le Québec ses particularités, sa culture et son inscription au sein d’un pays, le Canada, très majoritairement anglophone. Ces débats pourront certainement être poursuivis dans le cadre du second Festival « Québec à Paris », qui se tiendra l’an prochain. 

Retrouvez les autres journées du festival Le Québec à Paris sur Olyrix.com

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