AccueilA la UneLa Roque : Kantorow et cie !

La Roque : Kantorow et cie !

Désormais habitué du Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron, Alexandre Kantorow a obtenu blanc seing pour le programme d’un concert, pour notre plus grand bonheur. Il propose ainsi au public de La Roque un très beau programme centré autour de deux grands maîtres Viennois du début du XIXe siècle : Beethoven et Schubert.

Il sollicite pour l’occasion le concours de ses complices récurrents, la violoniste Liya Petrova et le violoncelliste Aurelien Pascal, auxquels Violaine Despeyroux et Yann Dubost viennent prêter main forte en seconde partie, respectivement à l’alto et à la contrebasse. Parés de leurs plus beaux instruments, tous plus prestigieux les uns que les autres, nos protagonistes sont accompagnés par l’orchestre Sinfonia Varsovia, dirigé par Gordan Nikolitch.

Beethoven et le trio 
Les trois mousquetaire : Liya Petrova, Alexandre Kantorow et Aurélien Pascal. Un pour tous… © Valentine Chauvin

Le Trio pour piano et cordes op. 1 de Beethoven ouvre le bal. Comme à son habitude, Alexandre Kantorow montre un engagement total dans son jeu, et dialogue magnifiquement avec Liya Petrova et Aurelien Pascal, rayonnants. Les trois comparses se connaissent bien, et jouent véritablement d’une seule voix avec une aisance et une décontraction flagrante, visible par exemple lorsque Aurelien Pascal procède à quelques ajustements d’accord en direct. 

Ce premier trio est mis en miroir avec le fameux Triple concerto, comme si un soliste – en l’occurrence un triple soliste – annonçait un concerto avec une œuvre solo introductive. Ce n’est pas la première fois que les trois amis associent ces deux œuvres. Pour cause : la première a inspiré le thème final de la seconde.

À lire également : L’interview perchée d’Alexandre Kantorow

Une fois n’est pas coutume, Gordan Nikolitch dirige l’orchestre Sinfonia Varsovia depuis le poste de premier violon. Bien que conduisant, par moments, à une légère inertie d’ensemble, cette disposition inhabituelle permet également une meilleure cohésion, donnant à l’œuvre des airs de concerto de chambre, plus en accord avec l’esprit général du concert.

Tous pour un ! © Valentine Chauvin
Une Schubertiade pour finir

Car le programme de la deuxième partie a tout d’une Schubertiade intime (dans un salon de deux-mille places, tout de même). Avec la Wanderer-Fantasie op. 15, seule œuvre pour piano seul de la soirée, et que Schubert lui-même avait, dit-on, toutes les difficultés à exécuter correctement, Alexandre Kantorow peut laisser libre cours à sa virtuosité et son talent, et nous gratifie d’une interprétation magistrale (Alexandre, merci !). Le fameux quintette en la majeur op. 114 La truite complète le programme.

Kantorow solo… © Valentine Chauvin

Le public fait un triomphe mérité aux artistes qui, après pas moins de quatre rappels, redonnent en bis la fin du quatrième mouvement du quintette. Mais comme ça ne suffit pas à rassasier La Roque, Alexandre Kantorow se dévoue et interprète finalement l’intermezzo de la 3e sonate pour piano op. 118 en La majeur de Brahms pour conclure cette magnifique soirée. 

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