ARTICLE SPONSORISÉ – L’Orchestre de Paris nous convie, les 20 et 21 septembre prochains, à une descente aux enfers des plus réjouissantes.
Les baguettes d’or de Martin Grubinger
Avec le percussionniste Martin Grubinger, tout d’abord, qui interprétera, en création française, le Concerto pour percussions et orchestre Inferno, que le compositeur islandais Daniel Bjarnason lui a dédié :
Composée « sur mesure » pour ce multi-percussionniste virtuose, véritable star dans les pays germaniques, Inferno est une pièce spectaculaire et attachante, à l’énergie électrifiante et très impressionnante visuellement. En forgeron de ce feu des enfers, Martin Grubinger y déploie une agilité et une endurance physique des plus impressionnantes. Il fait chaud, aux enfers !
Notons que, âgé de 40 ans seulement, il s’apprête pourtant à mettre fin à sa carrière de soliste. Il était plus que temps que la Philharmonie de Paris l’accueille ! Quant à la poursuite de sa vie professionnelle, il déclare : « Je vais continuer à enseigner au Mozarteum de Salzbourg, où j’ai moi-même étudié. Je travaille aussi à un programme avec Red Bull pour embarquer des jeunes, de façon très spontanée, dans toute pratique musicale. Instruments globalisés, les percussions indiquent à la musique le chemin à suivre : à bas les frontières ! » Chapeau, l’artiste !
La baguette magique d’Elim Chan
Pour domestiquer cette masse orchestrale en fusion, on pourra compter sur la jeune cheffe d’orchestre Elim Chan, née à Hong-Kong, que les grandes phalanges orchestrales s’arrachent. Cheffe principale de l’Orchestre symphonique d’Anvers, elle se range dans cette catégorie de chefs pour qui l’amour de l’orchestre surpasse la soif de diriger. Sa victoire au Concours de direction Donatella Flick, qui la vit succéder à François-Xavier Roth, David Afkham ou encore Fabien Gabel, lui a également permis, en devenant chef assistant auprès du London Symphony Orchestra, de côtoyer Valery Gergiev ou encore Bernard Haitink ; excusez du peu !
En clin d’œil musical, elle dirigera également Quadrille, d’Isaac Strauss d’après Orphée aux enfers de Jacques Offenbach, histoire de rester dans un rythme endiablé !
L’archet ensorcelant de Ji-Yoon Park
Actuellement premier violon de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, cette Coréenne de 32 ans viendra, en deuxième partie de concert tenir la partie de violon solo de Shéhérazade de Rimsky-Korsakov. Ne vous y trompez pas : dans cette œuvre, si l’orchestration chatoyante et la musique séduisante de Rimsky-Korsakov déploient leurs charmes envoûtants, ce sont des trompe-la-mort, là pour éviter à Shéhérazade, la fille du grand vizir, d’être exécutée par le sultan Shahriar : tant que ses récits continueront à le séduire, il reportera son exécution. L’enfer n’est jamais loin…
Un concert étincelant, donc, aux couleurs hissées haut par ses interprètes !