FESTIVAL – Le succès de ce festival classique au Parc Floral de Paris témoigne de l’engouement pour les concerts de plein air, où les mélomanes sont aussi promeneurs. L’édition 2014 débute le 2 août.
Pour convenir aux mélomanes comme à tous les badauds qui resteront sur la pelouse avec leur goûter, les deux festivals offrent des programmations exigeantes mais très ouvertes. « Nous mettons l’accent sur la médiation, explique Marianne Gaussiat, co-directrice de l’Agence Sequenza en charge de la programmation de Classique au vert. « Les Parcs et jardins de la mairie de Paris nous demande de proposer un panorama éclectique de la musique classique, ouvert sur les autres musiques, les autres arts. Le festival commence avec un programme mi-classique mi-jazz, pour faire le lien avec le Paris Jazz Festival qui vient de s’achever ». Le festival cloture le 13 septembre avec un programme « Les femmes et la Grande Guerre » par l’ensemble Calioppée.
La co-directrice de l’Agence Sequenza (qui assure également la promotion d’une quinzaine de festivals classiques comme Les Flâneries musicales de Reims, Annecy classic festival, Vezelay, Pianoscope, etc.), n’aime pas les thématiques comme fil conducteur d’une programmation. Elle a organisé l’édition 2014 en sept week-ends et met l’accent sur la jeunesse (l’Orchestre Français des Jeunes, Romain Leleu, le quatuor Modigliani et le quatuor Tana) et sur la pratique amateur, son crédo. « Nous avons ouvert depuis trois années une scène, en amont des concerts, pour les groupes amateurs et mettons à disposition un piano mobile dans le parc. Nous avons reçu 120 candidatures pour 14 concerts. Dans notre sélection, nous faisons attention à ce que ces groupes soient de vrais amateurs, pas de futurs professionnels sortant des conservatoires nationaux. Ces musiciens ont une autre vie par ailleurs. A ma grande surprise, ils proposent des programmes ordinaux, comportant de la musique contemporaine et beaucoup de transcriptions : ce sont souvent des formations peu communes, construites au fils des amitiés. »
Cet article reprend des extraits d’un article publié en 2010 dans TGV Magazine.


