AccueilA la UneLe trio Zadig zigzague en tous Saëns !

Le trio Zadig zigzague en tous Saëns !

COMPTE-RENDU – Le Trio Zadig a conçu un programme hommage à Saint-Saëns en allant chercher dans son répertoire des transcriptions et arrangements inspirées par un siècle d’héritage. Des aller-retour passé-présent, un zigzag temporel qui éclairent un grand nom de la musique française. Un concert entendu dans le cadre du festival Ouverture ! de Semur-en-Auxois, le 23 octobre.

Musique et transcription

Ce fut un concert étonnant.  Le Trio Zadig ne se contente pas de vous offrir une alternative au répertoire habituel des trios piano et cordes (Beethoven, Schubert, Brahms). Il se produit avec une énergie et un engagement que l’on entend rarement sur les scènes actuelles. Leur hommage à Saint-Saëns comprenait le Trio no. 2, ainsi que son arrangement du poème symphonique Orpheus de Liszt.  En prime, certaines des Pièces de clavecin en concert de Rameau que Saint-Saëns avait éditées – à des fins de recherche – en 1896. 

Il ne s’agit donc pas vraiment d’une transcription au même titre que Saint-Saëns transcrit l’Orpheus de Liszt, mais d’une interprétation de la tentative d’un compositeur de présenter la musique très baroque de Rameau à un public des années 1890.  Et comme l’Orpheus de Liszt a été écrit pour précéder une représentation de l’Orphée de Gluck (grand inspirateur de l’Opéra français du XIXème), le concert du Trio Zadig a tissé presque tous les fils que le festival de Semur-en-Auxois a développés pendant deux semaines.

Le programme hommage à Saint-Saëns du trio Zadig, raconté par leur pianiste so British, Ian Barber.
Précision et passion

Le Trio Zadig joue en direct avec le genre de précision que l’on entend habituellement sur des enregistrements très techniques ; malgré le fait que le violoncelliste Marc Girard-Garcia ait passé une grande partie du concert dans le registre le plus aigu de l’instrument, il n’y a jamais eu une seconde où l’on a pensé qu’il risquait de manquer une note. Tout au long de leur performance, les deux instrumentistes à cordes ont profité de longues lignes legato joliment phrasées, tandis que le pianiste Ian Barber semblait s’attaquer à l’un des concertos pour piano de Saint-Saëns, comme il s’est attaqué à la transcription de la partie de harpe dans le Liszt : sans effort et brillant ! 

Le violoniste Boris Borgolotto a dirigé l’ensemble avec une énergie et une passion à revendre, un enthousiasme partagé par le reste de l’ensemble. Le final du trio n° 2 de Saint-Saëns était la chose la plus excitante que j’ai entendue en concert cette année.

À lire également : Geneviève Laurenceau, Saint-Saëns dans le texte
Tout faire pour avoir un billet

Le public du Théâtre du Rempart n’était pas rassasié, et a fait revenir les musiciens pour des rappels qui consistaient en la finale du trio Gypsy de Haydn et une partie du trio Dumky de Dvorak. Ces rappels étaient au moins aussi passionnants que le reste du concert, et les musiciens ont eu de la chance de pouvoir rentrer à Paris sans avoir à jouer davantage. 

Le trio Dumky de Dvoràk : un bis de qualité !

Le concert est déjà sorti en CD ; achetez-le ou téléchargez-le dès maintenant !  Le Trio Zadig sera à Pau le mois prochain pour un concert comprenant l’arrangement de Steuermann du Verklärte Nacht de Schoenberg et au Théâtre des Abbesses à Paris en février.  Achetez, mendiez ou volez un billet – vendez votre grand-mère si nécessaire, mais ne manquez pas ce programme de Chostakovitch et Tchaïkovski !

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