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Brahms : l’équilibre des contraires

CONCERT – Après le premier cycle acclamé avec Pablo Heras-Casado, le Wiener Symphoniker revient avec les 3e et 4e symphonies de Brahms, avec cette fois-ci Jaap van Zweden à la baguette. 

Après la retraite volontaire d’Andrés Orozco-Estrada, son ancien directeur, le Wiener Symphoniker s’est lancé le défi des symphonies de Brahms au Konzerthaus de Vienne avec deux chefs d’orchestre invités : le premier cycle en janvier, très acclamé, avec Pablo Heras-Casado, et cette fois-ci, le deuxième cycle sous la direction de Jaap van Zweden. 

Ombre et lumière

Le flux de la masse sonore met en valeur les contrastes et les dynamiques entre le clair et l’obscur, entre les descentes dans l’abîme et le retour à la lumière. Les deux s’alternent dans le premier mouvement de la troisième symphonie, fier et fiévreux, avec de riches nuances des cuivres. Dans le premier mouvement de la quatrième, les ténèbres montrent de la profondeur suscitée par le bouillonnement des contrebasses, ponctué par les cordes pincés qui déclenchent des flots dont la force se répand dans un tutti imposant.

La symphonie n°4 de Brahms, dirigée par Klaus Mäkelä
Ardeur et tendresse

Comme le clair et l’obscur, l’ardeur et la tendresse se rencontrent harmonieusement dans ces oeuvres au grand lyrisme. L’adagio de la troisième met en valeur les cuivres pour faire sortir les nettes nuances qui jaillissent du tapis sonore créé par les violons. Le contraste des nuances fait souffler un vent de liberté, mais sans complétement abandonner la maîtrise. 

À lire également : La playlist de l'accordéoniste Théo Ould
Le diable est dans les détails

En somme, la masse sonore est fière, convaincue, mais tout de même attentive aux détails : aux textures, intensités et spécificité sonore des instruments dans chaque phase du concert, chaque point tournant qui assure la continuité de l’ensemble. La mise en valeur des contrastes et des couleurs parvient à susciter l’impression de sonder l’abîme et d’être traversé par un champ de force continu ; des vents contraires, des associations de paradoxes et de forts contrastes qui sont au coeur de la musique de Brahms. 

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