BRÈVE – le Théâtre des Champs-Élysées annonce, après signature d’un accord sur le statut de son personnel d’accueil, que le pourboire ne sera plus autorisé dans son établissement. Parce qu’avant, il l’était ?
Vous vous êtes certainement demandé, à l’hôtel, au restaurant ou au spectacle, si vous deviez laisser un pourboire à la personne qui vous avait gentiment guidé vers le bon endroit. Attitude gênée de part et d’autres, valse-hésitation d’un pied sur l’autre, grimaces embarrassées. Faut-il, ou non, laisser la pièce ?
En tout cas, au Théâtre des Champs-Élysées, avenue Montaigne, à Paris, il n’y avait, jusqu’à présent, pas de question à se poser : obole obligatoire, au risque de voir l’hôtesse d’accueil faire un rempart de son corps pour vous empêcher de vous installer à votre place. Situation gênante, à l’heure du paiement sans contact, quand plus personne n’a de pièce dans son portefeuille.
Fin d’un monde
Or, le Théâtre des Champs-Élysées étant un théâtre privé, rien ne l’empêchait de fonctionner comme ça, la règle étant la suivante : les hôtes et hôtesses sont rémunérés au pourboire et se répartissent équitablement la somme gagnée. Si le total n’atteint pas le montant du SMIC par personne, le théâtre est tenu de compenser. Les théâtre publics, eux, ont l’obligation de salarier leur personnel d’accueil ; les subventions sont là pour ça.
Pour autant, tout théâtre privé qu’il soit, le TCE a amorcé sa mutation numérique, en renonçant à cette pratique quelque peu désuète. Et que l’on se rassure : le personnel de salle sera rémunéré comme il convient.
Enfin, le Théâtre des Champs-Élysées précise également que « Bien évidemment, l’équipe guidera les spectateurs dans la salle et dès leur arrivée dans le hall. » et que « La signalétique a été renforcée pour mieux les accompagner. »
Ouf !