AccueilDisquesDisques - InstrumentalO sole Mio : le soleil au rayon disque

O sole Mio : le soleil au rayon disque

DISQUE – Le mandoliniste Julien Martineau sort, avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse dirigé par Wilson Ng, un album dédié à son instrument, mêlant concerto, musique de chambre et même chant ! Toutes les couleurs de l’Italie en perspective, mais pas que !

Les albums consacrés à la mandoline sont plutôt rares et ceux avec des moyens conséquents dépassant la musique de chambre ou les concertos de Vivaldi sont tout simplement exceptionnels. Ils se comptent sur les doigts d’une main. L’album O Sole Mio édité chez Naïve semble ainsi pionnier en la matière. 

Documentaire autour de l’enregistrement
Tout est dans le titre…

Le fil conducteur, c’est le soleil, presque indissociable de la mandoline de Julien Martineau, même quand elle se fait languissante ou mélancolique. « Mais parfois le soleil est noir… » comme il le dit si bien. Ce soleil perce d’ailleurs au travers des grandes baies vitrées du Concerto de Calace, qui constitue le point central de l’album. Ecrit initialement pour mandoline et piano (peut-être par manque d’accès à l’orchestre pour le compositeur, manque d’expérience en orchestration ou difficultés acoustique), le concerto est orchestré pour l’occasion par Thibault Perrine. La densité et les couleurs romantiques s’y retrouvent. L’évolution entre le baroque Vivaldi, le classique Hummel et le romantique Calace s’entend parfaitement au fil de l’album.

L’orchestre du Capitole montre ainsi sa versatilité et s’en sort aussi bien dans la qualité des textures complexes arrangées par Thibault Perrine que dans la cristallinité du concerto de Vivaldi, qui n’a rien à envier aux enregistrements des ensembles baroques. Les cadences (moment du concerto où le soliste joue seul sans l’orchestre) sont un régal mélodique. Elles ménagent toute la place aux délicieux trémolos de la mandoline.

À lire également : L’interview perchée #11 de Julien Martineau

Le chant, enfin, est assuré par le baryton bel cantiste Florian Sempey, qui s’inscrit à merveille dans la lenteur languissante de la sérénade éponyme, en haussant la voix sur le refrain pour déclarer son amour. Son air de Don Giovanni est également interprété avec un phrasé pertinent. Le passione, qui est peut-être le seul petit point faible de l’album, pourrait par contre être chanté avec plus de clarté. 

C’est pour qui ?
  • Ceux qui cherchent un remède bio et naturel pour contrer la morosité hivernale
  • Ceux qui refusent de choisir entre la musique de chambre et le concerto
Pourquoi on aime ?
  • Parce qu’on adore entendre la mandoline, trop longtemps sous-cotée
  • Parce qu’en moins d’une heure et dix minutes on a un panel complet de toutes ses possibilités
  • Pour la touche d’innovation avec l’orchestration, très réussie, du premier concerto de Calace
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