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Stravinsky – Chosta – Beethoven : Les Modigliani en orbite

CONCERT – Le célèbre quatuor Modigliani se présente à l’Opéra Grand Avignon avec un concert tournant autour de la musique russe : avec Stravinski et Chostakovitch, mais aussi avec un invité allemand, Beethoven, qui arrive avec une échappée musicale russe.

Le Spoutnik décolle

Le quatuor Modigliani vous invite à mettre une chapka et une shuba avant de partir en direction de la Russie pour une soirée pleine d’émotions et de virtuosité. Le programme rassemble deux des compositeurs russes les plus connus de leur époque : Stravinski et Chostakovitch. Mais Beethoven s’invite aussi à ce concert, avec son quatuor opus 59 Nº 1, composé à la demande du comte Razoumovski, l’un des premiers mécènes de Beethoven (qui lui a exigé d’y inclure des mélodies russes).

Une matriochka d’émotions

Le Quatuor Modigliani, créé en 2003 et composé par Amaury Coeytaux, Loïc Rio, Laurent Marfaing et François Kieffer, interprète ces œuvres de façon magistrale. Cohésion et coordination exceptionnelle produisent un son unique, comme s’ils ne faisaient qu’un seul instrument, à 16 cordes. Leurs regards se croisent rarement pendant le spectacle (s’ils le font, ils le font très discrètement), mais ils ont l’air de ne pas en avoir besoin. Ils semblent être constamment à l’écoute et font montre d’une complicité qui leur permet de rester très précis pendant tout le concert, et de passer d’une ligne musicale à l’autre on ne peut plus discrètement.

Quand faut y aller…

Les débuts et fins de phrase sont soignés, et les passages délicatement liées. Ils réussissent à faire en sorte que le public retienne la respiration lors des passages pianissimo qu’ils jouent avec élégance et subtilité. Mais il n’y a pas que la douceur dans la vie, et encore moins dans ce type de répertoire ! Le quatuor se montre très investi dans son interprétation, avec des changements d’intention clairs, ils savent aussi jouer à fond lors des passages les plus intenses. Symptôme de cet engagement : un musicien perd des crins de son archet pendant le concert. Ils y mettent toute leur âme et cela est évident pour le public, qui ne peut que se laisser emporter aussi par l’émotion qu’ils transmettent, surtout lors des passages lents lorsque chaque musicien joue de son instrument comme s’il chantait.

À lire également : La ligne claire des Modigliani

Le public tombe sous leur charme, rendant ainsi inévitables de longs applaudissements enthousiastes à la fin du concert. Les artistes reviennent plusieurs fois et offrent en échange de ce chaleureux accueil le Menuet Nº 3, D. 89, de Schubert en bis.

Demandez le programme !

  • I. Stravinsky – Danse, excentrique, cantique (1914)
  • D. Chostakovitch – Quatuor Nº 3 (1946)
  • L-V. Beethoven – Quatuor opus 59 Nº 1
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