Une randonnée dominicale à Angers

FESTIVAL — Un dimanche à Angers est une journée pleine de surprises musicales ! Au programme : une promenade en trois étapes à travers les plus beaux sites de la ville : il n’y a qu’à tendre l’oreille et se dégourdir les jambes !

Ce dimanche, à Angers, on a pu passer la journée entière à suivre les notes de piano comme on suit un sentier de randonnée. D’un cloître à un jardin, d’une chapelle à un vieux grenier, Angers Pianopolis propose une ultime journée de festival à vivre presque comme une promenade familiale, entre découvertes, pauses gourmandes et musiques pour tous les âges. Il n’y a plus qu’à s’équiper d’un bâton de marche et de bonnes chaussures.

Première étape : un petit-déjeuner instructif

Le rendez-vous est donné dès le matin à l’Abbaye du Ronceray. Après un café et quelques viennoiseries partagés dans la cour, le pianiste Francis Paraïso nous ouvrait son carnet de curiosités musicales.

© Christophe Martin – Ville d’Angers

Sous les voûtes anciennes de la chapelle, il fait revivre des œuvres oubliées des XIXᵉ et XXᵉ siècles, retrouvées au fil de ses recherches. Les oiseaux des Compagnons de Saint-François de Jeanne Leleu semblent voleter sous les voûtes à l’acoustique généreuse, tandis que la Nocturne d’Armande de Polignac déroule ses harmonies comme des couleurs au pastel. Plus loin, Au soir tombant de Raoul Bardac rappelle discrètement Debussy, son beau-père, avant que Le Soir descend sur la tranchée de Maurice Imbert n’apporte une émotion plus sombre et crépusculaire.

S’il n’y avait les chaleureux applaudissements, on en serait presque ressortis à voix basse, comme après une jolie confidence. Mais il faut poursuivre notre périple…

Étape chez un roi qui n’aime pas la musique

Direction les Greniers Saint-Jean pour un spectacle pensé pour les plus jeunes. Le compositeur Karol Beffa, entouré de Geneviève Laurenceau, Antoine Pierlot, Amaury Viduvier et du comédien Stéphane Varupenne, raconte l’histoire d’un roi qui n’aimait pas la musique et qui se laisse séduire par une talentueuse Joséphine.

Tout était joué avec beaucoup de qualité et d’attention. Les musiciens faisaient découvrir les couleurs du jazz avec générosité et humour. Pourtant, dans cette immense salle patrimoniale, certains enfants semblent parfois un peu loin de l’action, impressionnés par le lieu ou doucement bercés par les longues explications. Les grands-parents, eux, restent captivés. On se dit qu’un peu d’air ne ferait pas de mal après tout !

Des vacances… et de la danse

Après le déjeuner, pause bienvenue dans la cour de l’Hôpital Saint-Jean avec une sieste musicale au son de DJ Eddy Sco. Quelques transats, du soleil, des discussions tranquilles : entre le marchand de glaces et les chiliennes, le festival prend alors des airs de vacances.

Puis, direction le Jardin des plantes où réapparaît Francis Paraïso, cette fois comme pianiste de danse, accompagnant un cours en plein air mené par une professeure du Conservatoire d’Angers et quelques-unes de ses élèves. Entre les massifs fleuris et les barrières transformées en barres de danse improvisées, petits et grands essaient quelques mouvements dans une ambiance joyeuse et détendue.

Le clou de la balade

Comme dans toute bonne randonnée, il reste une dernière étape : tout proche, au Centre des Congrès, l’Orchestre national des Pays de la Loire attendait déjà le public pour le grand concert de clôture. Une ultime halte symphonique avant de refermer ce week-end angevin où, décidément, le piano et sa musique marchent à nos côtés.

À Lire également : La Carte interactive des Festivals 2026
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