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Si le Versailles de Napoléon nous était conté… par Laurent Brunner

ENTRETIEN (Sponsorisé) – Vous aimez le film “Si Versailles m’était conté…” de Sacha Guitry ? Alors courez voir la saison de Spectacles du Château, et vous y retrouverez assurément son grand ordonnanceur moderne : Laurent Brunner.

Approchez, approchez, il vous narrera l’histoire de Versailles Spectacles à travers les siècles et jusqu’à nos jours. La preuve : il l’a fait pour nous au sujet du Versailles de Napoléon (et du Napoléon de Versailles) à l’occasion d’une nouvelle production re-présentant “l’opéra préféré de l’Empereur”, celui qui a conquis Napoléon quand celui-ci a conquis l’Italie : Roméo et Juliette composé par Zingarelli, à l’affiche à Versailles ces 18, 20 et 22 octobre 2023.

À Lire également sur Ôlyrix : la présentation grand-format de cet opéra et la présentation des personnages en 10 épisodes, par les artistes

« Napoléon et Versailles, c’est toute une histoire ! [clame d’entrée Laurent Brunner]

L’Histoire d’une ambivalence, à l’image du personnage. Napoléon est un homme toujours tourné vers le futur (et qui tourne toute son époque vers l’avenir), et en même temps dans une forme de conservation, de préservation du passé. Il anticipe la notion même de “monument historique” et il a également de fortes visions d’avenir (avec des modernisations de l’État comme notre Code Civil, mais également sur toute l’organisation du pays, y compris dans le domaine artistique, et tout particulièrement pour la musique et l’opéra).

Bien entendu, pour un Empereur aussi à l’aise dans l’art de la guerre que dans la culture de son Empire, l’architecture est un domaine essentiel, et Versailles est un lieu emblématique.

Versailles, pour Napoléon, c’est un double symbole, doublement important lorsqu’il prend le pouvoir en tant que Consul puis comme Empereur.

Versailles est très (mais même trop) représentatif de la Monarchie : le lieu résonne encore de son histoire, de ses fêtes royales, de sa musique… pas facile donc de s’y installer, et l’Empire avec !

Mais pas facile ne signifie pas Impossible (et quand bien même ! on prête bien à Napoléon la citation : “Impossible n’est pas français”). Napoléon a d’ailleurs emménagé dans l’autre grande demeure de la famille royale, aux Tuileries. Et il y fait donner des centaines de concerts ! La preuve que l’Empereur peut très facilement se glisser dans l’habit des rois. 

Certes, Versailles sans la Cour, sans ses fastes, ses fêtes et musiques est devenu un espace immensément vide, mais toujours empli de symboles. Napoléon y retourne donc, notamment au Grand Trianon, il y chasse, et la musique y revient également.  Il y opère des travaux (l’état actuel du Trianon lui doit énormément) et l’Empereur a même de grands projets pour Versailles, qu’il veut justement encore agrandir et moderniser : des projets de travaux considérables, avec une refonte architecturale. Napoléon est un grand constructeur qui n’aura pas eu le temps de voir se réaliser ses projets sur le temps long des bâtisseurs (il ordonne par exemple la construction de l’Arc de Triomphe en 1806, elle s’achève en 1836 : 15 ans après sa mort, 21 ans après sa chute).

Napoléon est un grand bâtisseur, de monuments mais aussi de structures pour l’État.

Il fait ainsi une réforme très significative des théâtres de Paris en les restructurant et en leur donnant de la logique avec des réflexions qui restent toujours vraies et d’actualité : comme lorsqu’il explique qu’“à l’opéra il faut jeter l’argent par les fenêtres… pour qu’il rentre par la porte”. C’est un art qui coûte cher, mais qui rapporte en prestige.

Les Chants de Bataille

Versailles est très important pour Napoléon, les arts et la musique également. Il est donc inimaginable qu’il n’amène pas de musique avec lui à Versailles : et il l’amène en fait partout avec lui. La musique le suit jusqu’aux champs de bataille.

Durant la Campagne de Pologne (1806-1807), il prend la ville de Dresde, il trouve le compositeur Ferdinando Paër, sa femme soprano Francesca Riccardi et le ténor Brizzi, alors il les engage pour donner des concerts le soir (dans les résidences où il s’installe entre deux batailles).

Napoléon est entouré de musique, même là où on ne l’attend pas. Il est entouré d’art et de culture, là encore dans une tradition monarchique illustre (celle de Louis XIV accompagné de Racine et La Fontaine, ses historiographes). Napoléon s’inscrit dans la lignée des souverains éclairés admirateurs de l’art : dans celle de François Ier envers Léonard de Vinci (avec ce même penchant vers l’Italie).

Et ce dès que Bonaparte fait sa campagne d’Italie : pour un général, il passe beaucoup de temps à l’opéra. Il aime cet art (et il comprend l’italien). Arrivant dans Milan en 1796, il va à La Scala, il admire Crescentini et Grassini en Roméo et Juliette. Il les engagera à chanter pour lui cet opéra de Zingarelli, à Paris, dans les concerts de sa Musique Particulière (que dirige Ferdinando Paër).

Zingarelli est une révélation pour Napoléon, cet opéra est une œuvre de cœur (alors qu’il ne s’agit pas d’une œuvre dont il est à l’origine, comme tant d’autres). Il nourrit une admiration pour le compositeur, il entretient un lien très fort avec ses deux interprètes principaux.

Cette œuvre oubliée que nous avons enregistrée au disque et que nous remettons à l’affiche à Versailles avec Franco Fagioli et Adèle Charvet en Roméo et Juliette, avec l’Orchestre et le Choeur de l’Opéra Royal de Versailles, montre un autre visage de Napoléon : un visage qui ne correspond pas au cliché, celui d’un Empereur qui pleure en entendant la voix d’un castrat.

Et qu’il l’honore de la plus haute décoration qu’il ait instituée en tant que Roi d’Italie : l’Ordre de la Couronne de fer (les généraux de l’époque n’en reviennent pas, un peu comme de nos jours lorsqu’on remet la légion d’honneur à un rappeur… encore qu’on s’y est désormais habitué).

Napoléon, le retour royal à Versailles

Le touriste, venu de l’autre bout du monde, et qui visite Versailles, avec l’appartement du roi type Louis XIV, suivi par l’appartement -en l’état- de la reine Marie Antoinette, puis la Salle du Sacre (de Napoléon) aurait de quoi imaginer que Louis XIV et Marie-Antoinette ont eu un fils… nommé Napoléon ! Un grand roi, une grande reine et l’héritier trublion.

C’est certes un cliché, digne du film Barbie. Mais… le retour de la figure de Napoléon à Versailles, son omniprésence, nous la devons à un roi.

Louis-Philippe (successeur de Napoléon, après Louis XVIII et Charles X) a en effet consacré en 1837 le Château de Versailles en un musée dédié “À toutes les gloires de la France”. Louis-Philippe dédie une Galerie aux Batailles de l’Histoire de France. Or les batailles choisies, ce sont bien entendu des victoires, et les victoires éclatantes dans l’histoire de la France, ce sont essentiellement celles de Napoléon ! »

Ainsi, et de nos jours encore, Versailles, le Château des Rois de France est aussi celui d’un Empereur, qui y fait lui aussi résonner ses spectacles et sa musique.

Château de Versailles Spectacles organise d’ailleurs avec “Le Parcours du Roi”, une visite-spectacle alliant escrime, danse, musique, traversant le Salon d’Hercule, la Galerie des Glaces, la Salle du Sacre (de Napoléon ! où Franco Fagioli a enregistré le plus fameux air de l’opéra Roméo et Juliette qu’il chante à nouveau en ce mois d’octobre). Et ce parcours se finit, avant le feu d’artifice, dans la Galerie des Batailles.

Même après Napoléon, la figure de l’Empereur est encore bien vivante à Versailles et désormais sa musique préférée également.

Réservez vite à cette adresse vos places pour voir cette production, et vous pouvez également commander le disque sur le site du Label discographique Château de Versailles Spectacles

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