AccueilA la Une​Halloween Parc : It's Alive, Alive !

​Halloween Parc : It’s Alive, Alive !

SPECTACLE – Si l’esprit (et surtout les pubs) de Noël viennent toujours de plus en plus tôt, Halloween joue aussi les prolongations cette année grâce au CRÉA d’Aulnay-sous-Bois, qui propose à l’Amphithéâtre de Bastille un spectacle ressemblant à la créature de Frankenstein.

– Boris ! Boris ! Viens ici, dépêche-toi ! Viens admirer cette nouvelle création ! Elle est digne du Docteur Frankenstein : ce qu’il a fait avec un corps vivant, je l’ai fait avec un spectacle !
– Me voici Docteur, je me dépêche mais vous savez bien que j’ai une patte qui traine depuis votre dernière expérience. D’ailleurs, je n’ai toujours pas…
– Silence Boris ! Regarde plutôt cette merveille, je l’ai nommée « Halloween Parc » ! Magnifique, n’est-ce pas.
– Ah super, c’est un parc d’attraction ?
– Oui, et aussi un cirque !
– … mais quel rapport ?

© Claude Bajonco


– Benêt, ça permet d’offrir au public des attractions et des numéros ! Les monstres peuvent effrayer les spectateurs non seulement dans le train fantôme mais à travers tout le parc ! Et puis c’est du Frankenstein, alors si on peut réunir ensemble des bonnes idées, on fonce ! Il aurait d’ailleurs dû faire comme moi et ajouter des bras, des jambes, des organes,… sa créature aurait été encore plus puissante et mémorable !
– Mais vous n’avez pas peur que ça fasse trop, patron ? Dans ce parc rien qu’en entrant, je vois des zombies, des vampires, des sorcières, des squelettes, un clown, je vois même l’homme invisible ! et tout le monde chante et danse et joue la comédie…
– Par Jupiter, tu ne comprends donc vraiment rien ! C’est justement ce qui est génial dans ce spectacle, tous les monstres sont réunis et ils permettent à tous ces jeunes artistes de pratiquer tous les arts de la comédie musicale en incarnant une créature. Il est bien nommé n’est-ce pas leur Créa, comme créatif et comme créature ! Je suis presque aussi fier d’eux que leurs parents dans le public sont ravis ! Vraiment ma création est mémorable.

© Studio J’adore ce que vous faites


– Votre création, votre création… c’est surtout le travail d’Aurélie Reybier à la direction musicale énergique et limpide, Jehanne Carillon (un nom qui résonne comme sa mise en scène dynamique reste en mémoire), Gaël Lépingle (qui essaye de tirer son épingle du jeu en recomposant un livret), 
François Lamargot (ah Lamargot ! et sa chorégraphie créative quand elle n’emprunte pas à Michael Jackson​), Salma Bordes qui borde sa scénographie comme une sorcière de Salem entretient son ballet, Laurence Magnée qui manie les Lumières, Bruno Perbost qui ne perd pas le beau des musiques dans ses arrangements musicaux, et bien sûr les costumes de Marguerite Lantz dignes d’un film d’horreur !
– Oui bon c’est vrai qu’ils ont aidé,
– Ah et j’allais oublier les cinq adultes instrumentistes : ils sont épatants pour passer d’une ambiance à l’autre, d’un univers à l’autre, et avec eux, même quand on plonge du jazz à la chanson, ça fait pas pièces rapportées !
– C’est bon, j’ai dit ! ça suffit… bon et puis donc tu vois bien : comme le Docteur Frankenstein avait trouvé les plus vifs gaillards pour re-composer sa créature, j’ai… enfin nous avons trouvé l’idée de reprendre toute une farandole de belles musiques !
– Ça patron c’est vrai qu’elles sont top !… enfin individuellement. Parc’que par contre je ne vois pas bien le rapport entre elles… ça fait un peu juke-box d’enfer de leur faire jouer et chanter Double Trouble écrit pour Harry Potter et Viendras-tu avec moi de Graeme Allwright par exemple. Et je vois bien que commencer le spectacle par L’Étrange Noël de Monsieur Jack ça met à fond dans l’ambiance, et que le finir par La Petite Boutique des horreurs, ça bouge, mais au-delà d’un vague univers d’horreur, ce ne sont pas du tout les mêmes histoires et les mêmes contextes ! C’est quoi le rapport entre tout ça et avec un zoo d’attraction ?
– Tu es bien en verve et bien exigeant d’un coup pour un vieux valet de manoir dis-moi ! Tu ne sais même pas lire sur les fioles (ce qui m’a causé assez de déboires) et tu me donnes des leçons de Poétique en te prenant pour Aristote ?! Le rapport mon cher… ce n’est pas important ! L’important c’est qu’ils chantent et qu’ils jouent et qu’ils dansent et qu’ils apprécient ces morceaux, et le public aussi !

© Claude Bajonco


– Ah ça oui patron, ils le font bien et le public est ravi c’est certain ! Franchement, chapeau les jeunes, ils sont tous de la graine d’artistes, ils ont fait un boulot incroyable, ils connaissent tous leurs rôles sur le bout des doigts, ils projettent la voix jusqu’à la Transylvanie, ils sont rythmés, ils s’amusent avec sérieux. Impressionnant ! Mais quand même juste une dernière question, pourquoi ce que le chaudron de la sorcière répand dans le parc, vous avez appelé ça du « Youkali » ? C’est juste parce que vous vouliez leur faire chanter la chanson Youkali, pas vrai ?
– Silence Boris ! Passons à autre chose (et en plus « Youkali » ça sonne très bien pour une potion).
– Mouais bof… et puis la préparation de la potion vous avez piqué ça à la fabrication du gâteau dans Astérix et Cléopâtre pas vrai ?
– Alors là Boris, ​mon cher (toi qui me coûtes en effet bien trop cher pour tant de critiques), tu te fourvoies complètement : on peut encore faire une séance de chaudron sans être accusé de plagiat ! Et puis encore une fois tu ne comprends pas que c’est un spectacle FRAN-KEN-STEIN.
– Ah oui, l’histoire aussi c’est façon puzzle, on commence par suivre les problèmes de wifi de la sorcière, et puis on parle d’un crime dans le train fantôme qu’on ne résoudra jamais, et puis encore d’autres histoires et puis au final un des squelettes ostéopathes (ça j’avoue que ça m’a bien fait rire, comme le bossu que je suis) se retrouve être la fille de Madame Dracula.

© Claude Bajonco


– Hé ben mais tu connais déjà tout le spectacle ?
– C’est mon cousin Karl qui l’a vu et m’a tout raconté.
– Et bien puisque vous êtes si malin dans la famille, avez-vous au moins compris que ça nous permet d’aborder tous les thèmes importants pour cet âge ? Toutes ces questions que se posent les enfants et les adolescents, ceux qui sont sur scène, ceux qui sont dans le public : que ça parle d’amour et d’abandon, de groupes et de rejets, qu’on est toujours le monstre de quelqu’un et le trésor d’un autre… c’est ça, avec les arts, qui forme le courant électrique puissant donnant toute sa vie à ce spectacle !

– Patron, vous savez vous me prenez pour une brute, mais ça je l’avais compris et tout le monde dans la salle l’a senti (c’est mon cousin qui me l’a dit).

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