Alexandre Desplat : musique pure !

CONCERT – Le compositeur Alexandre Desplat, ben connu au cinéma, dirige l’Orchestre de Paris dans un programme où on retrouve ses grands succès, dont The Shape of Water et Grand Budapest Hotel, qui lui ont valu un oscar chacun !

Et si John Williams n’avait pas existé ? On n’aurait peut-être jamais eu Alexandre Desplat. C’est lui-même qui le dit ! Comme quoi, même les plus grands ont besoin d’un modèle. Williams a pondu des mélodies qu’on fredonne sous la douche, Desplat a pris le relais en apportant sa touche subtile, mélangeant tradition orchestrale et modernité.

La musique au cinéma : késako ?

Dans l’univers du cinéma, la musique n’est pas un simple habillage sonore : elle façonne les émotions, sculpte l’atmosphère et guide l’interprétation des images. Un frémissement de cordes annonçant un danger imminent ou une mélodie nostalgique accompagnant un regard perdu : chaque note participe à la narration. Imaginez un instant Jaws sans son célèbre Duuuunnn dunnn… ou Harry Potter sans ses envolées magiques. Pas sûr qu’on aurait tremblé devant le requin, et on aurait peut-être juste vu un gosse en robe de chambre errer dans un château trop grand pour lui. La musique façonne l’atmosphère, nous manipule sans qu’on s’en rende compte et nous fait croire que courir au ralenti sous la pluie, c’est la classe.

Wingardium Leviosa !

Mais alors, que se passe-t-il quand Desplat dirige la musique de ces chef-d’œuvres connus des plus grands au plus petit cinéphile, sans l’image ? Pas de panique, il s’amuse comme un chef cuistot devant ses casseroles ! Les violons frémissent, les cuivres rugissent, les bois chuchotent… Et là, on réalise que la musique de film, ça tient debout tout seul ! On n’a peut-être pas Godzilla sur scène, mais rien qu’avec une montée de cordes bien placée, on sent presque son souffle dans la nuque.

Et le plus fort dans tout ça ? Il dirige sans baguette ! Oui, oui, vous avez bien lu : pas de bout de bois magique, pas de gestuelle façon Wingardium Leviosa, juste son charisme et ses mains de maestro qui sculptent la musique dans l’air comme un magicien en plein numéro.

Autant vous dire qu’avec une telle maîtrise, il aurait fait un malheur à Poudlard. Mais soyons honnêtes : un homme capable de faire frissonner une salle entière sans même lever une baguette, ça sent plus le Serpentard rusé ou le Gryffondor charismatique que le moldu paisible. Pas de doute, Alexandre Desplat est un sorcier de la musique.

Orchestre XXL

Oubliez l’orchestre symphonique classique bien rangé avec ses violons sages et ses trombones à peu près disciplinés. Pour ce concert, Alexandre Desplat a sorti l’artillerie lourde ! Percussions XXL, cloches tubulaires, saxophone alto, accordéon, orgue, cymbalum… On dirait presque l’inventaire d’un brocanteur un peu trop passionné par les instruments exotiques. Mais attendez, ce n’est pas fini ! Un solo de ney (cette mystérieuse flûte turque et persane qui semble tout droit sortie d’un conte des Mille et Une Nuits) est venu ajouter la touche finale à ce voyage musical hors normes. À ce stade, on n’était plus juste à la Philharmonie de Paris : on flottait quelque part entre Hollywood et le Moyen-Orient.

Résultat ? Un grand huit sonore où chaque instrument apporte une couleur unique, bien au-delà du cadre occidental habituel, et bien au-delà même de l’écran. Alexandre Desplat ouvre des portails vers d’autres mondes – et franchement, on serait bien restés voyager encore quelques heures !

Lumos maxima

Ce concert, c’est une affaire de couple. D’un côté, Alexandre Desplat, maître incontesté de la musique de film, et de l’autre, Solrey (Dominique Lemonnier), violoniste de formation mais surtout directrice artistique de la soirée. Autant dire que ça ne rigole pas niveau talents à la maison ! Mais comment combler l’absence de visuel quand on joue de la musique de cinéma ? Facile, on sort l’artillerie lumineuse ! Solrey a eu la brillante idée (dans tous les sens du terme) d’inonder la scène d’ambiances colorées qui dirigent le regard des spectateurs vers les instruments solistes, comme un chef d’orchestre du regard.
Et attention, on ne parle pas juste d’un petit spot blanc en mode réunion de bureau. Non, non, ça virevoltait entre jaune éclatant, vert énigmatique, rouge passionné et bleu profond. Un vrai feu d’artifice chromatique qui aurait sûrement fait pâlir Rothko, et donné des Sueurs froides à Hitchcock lui-même. On exagère à peine…

À lire également : La playlist « musique de films » de Thierry Jousse

THE END

Pas besoin d’attendre le générique de fin pour que la salle explose de joie : la standing ovation coule de source, les spectateurs se dressent comme une seule personne. Bref, entre les notes et les lumières, c’était un véritable spectacle synesthésique, une fusion entre le son et l’image… sans image ! Qui a dit que le cinéma avait besoin d’un écran ?

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