AccueilA la UneLes Quakers revisités du Dutch National Ballet à NYC

Les Quakers revisités du Dutch National Ballet à NYC

DANSE – Parmi son exploration des « meilleurs ballets du monde », le New York City Center reçoit le Dutch National Ballet pour un programme reprenant des « classiques » d’une compagnie plutôt « néo-classique ». Tentatives de renouveau et hommages chauvinistes plus ou moins réussis se croisent alors pour une soirée en demi-teinte.

Classique et moins-classique

Le Dutch National Ballet a fait sa carrière sur une technique classique aboutie, et des chorégraphies bien plus contemporaines, jouant ainsi le jeu du « néo-classique » où la forme prime sur le contenu. On retrouve donc ce soir des danseurs à la technique rare, qui se lancent avec joie dans le culte Wings of Wax du chorégraphe tchèque Jiří Kylián, mettant en valeur les longs développés mais aussi un certain humour, avec des danseurs tour à tour oiseaux ou poupées de cire.

Mais cet équilibre entre technique classique et ambitions contemporaines n’est en réalité pas si facile à obtenir, et l’invitation du Sud-Africain Mthuthuzeli November nous laisse sur notre faim. Thando devient en effet une pièce reprenant un certain esprit présent dans la danse contemporaine africaine, mais qui se traduit relativement difficilement par la performance de deux danseurs encore une fois à la technique parfaite, mais manquant d’une certaine sensibilité esthétique.

Le retour de New Amsterdam

Au XVIIe siècle, New York n’est pas encore une colonie strictement britannique mais bien néerlandaise, avec la Nouvelle-Néerlande dont le fief est bien sûr New Amsterdam, située au sud de Manhattan. Coïncidence ? Bien sûr, mais qui prête aussi à sourire dans le contexte relativement communautariste des soirées au New York City Center, où l’on vient pour goût de la danse, mais aussi pour soutenir sa communauté.

Entre deux pièces revendiquant une certaine modernité pas particulièrement Occidentale, on retrouve donc un chorégraphe lui bien néerlandais, Hans Van Manen, avec deux créations des années 1970. Loin pourtant des avancées de l’époque, on voit alors deux pièces particulièrement consensuelles, entre Beethoven et un hommage « exotique » à l’Argentine d’Astor Piazzolla. 

À Lire également : Never dance in the Nederlands

Pour une visite au Nouveau Monde, on regrette alors que le Dutch National Ballet ait joué la carte de ses classiques plutôt que de l’avant-garde, et on regrette presque l’époque de Balanchine et Jerome Robbins, les deux stars de New York et du New York City Center.

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