D.I.S.C.O : Sat-Orsay night fever

DANSE – Dans le cadre de la programmation de l’Olympiade culturelle, la nef du musée d’Orsay s’est enflammée avec la chorégraphe Josépha Madoki et son spectacle D.I.S.C.O. pour deux soirs consécutifs. Une soirée strass et paillettes déjantée qui a permis au public de se déhancher entre les statues de marbres et les tableaux de maîtres sur des rythmes funk, disco et techno. Paris est une fête… 

Josépha Madoki : Waacke me up ! 

La chorégraphe Josépha Madoki connue sous le nom de « Princess Madoki » s’est formée aux danses urbaines à l’Académie internationale de danse de Paris. Elle intègre en 2016, la compagnie de Sidi Larbi Cherkaoui, puis devient une de ses assistances chorégraphes sur l’opéra rock Starmania ou sur les clips de Beyoncé dont Apeshit, tourné au Musée du Louvre. Elle devient rapidement l’une des figures emblématiques du Waacking en France, en fondant en 2016, le premier collectif de Waacking français, Ma Dame Paris et lance son propre festival le « All Europe Waacking Festival » en 2019 à Paris et Moscou. En 2022, avec sa propre compagnie Madoki, fondée en 2010, elle crée D.I.S.C.O. – Don’t Initiate Social Contact with Others qui célèbre la culture Waacking dans l’univers du clubbing dans une ère post-COVID. 

Waacking : késako ? 

Née dans les années 70, dans les clubs LGBTQ+ de la communauté afro-américaine et latino de Los Angeles, le Waacking qui provient de « waack » (gifle) est une danse queer évoquant le rejet auquel étaient confrontées les personnes LGBTQ+ à l’époque. Cette danse se caractérise par des mouvements de bras fluides s’inspirant des gestes du quotidien comme se coiffer ou se maquiller sur une musique, funk, disco et techno. Mais elle permet surtout aux personnes de la communauté LGBTQ+ de s’affirmer dans une société qui les marginalise. 

Disco fever au milieu des statues de marbres

Josépha Madoki transforme la nef du Musée d’Orsay en dancefloor géant grâce à la présence d’une DJ en live, mixant sous une boule à facette géante. Les neuf danseurs et danseuses vêtus de leurs costumes à paillettes, de crop tops ou talons aiguilles se déhanchent sur le dancefloor et tissent des liens entre eux : la « social danse ». Puis vient le temps du « Posing » : ils tapent des poses comme les statues de marbres environnantes pour ponctuer les passages dansés. Puis arrive enfin le « Punking » : chaque danseur donne son interprétation de la musique qui lui est propre – une affirmation de soi qui s’inspire du cinéma muet et des expressions du visage. Bref ils lâchent totalement prise et nous invitent à faire de même. Puis le spectacle se clôture avec une course poursuite des danseurs après la fameuse boule à facette avant de descendre dans le public pour danser avec nous. Imaginez un peu la scène : on se déhanche comme des Sioux avec des mouvements de bras aléatoires à côté des statues de marbres et des tableaux de maître. Des rires fusent, une boule à facette vole. Une célébration de la vie où le musée d’Orsay devient une fête. 

À lire également : Musique en liberté au Musée d’Orsay

Une immersion totale pour nous inviter à renouer avec l’esprit déjantée des années 70 : « Je voudrais que les gens sortent de là avec de la joie, un sentiment de liberté, l’envie de vivre, vraiment ! ». Pari réussi pour « Princess Madoki » qui nous a permis le temps d’une soirée de nous évader de la pluie et de la grisaille parisienne. On a transpiré, on a ri et on a surtout oublié nos soucis ….

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