AccueilSpectaclesComptes-rendus de spectacles - LyriqueLes Balkans à 1001 notes : le melting-potes !

Les Balkans à 1001 notes : le melting-potes !

FESTIVAL – Pour sa soirée d’ouverture, le festival 1001 notes se pose à la patinoire de Limoges pour un triple axel entre le groupe du Tram des Balkans, le trio vocal féminin Nota, et l’orchestre symphonique et chœur 1001 notes, dirigés respectivement par Chloé Meyzie et Lynda Bisch. Au programme (libre) de ce concert, on glisse d’une Europe de l’Est à l’autre, avec le sourire.

Macédoine… d’instruments

Comme le dit Vincent Gaffet, leader du groupe Tram des Balkans, invité principal de la soirée, « Albin de la Tour [directeur artistique du festival] nous a dit qu’il y avait pleins de trucs à faire, pleins de rencontres, avec les autres groupes, et que ce serait super… mais on a réalisé qu’on serait cent-quatre sur scène ! ». Car sur scène se mêlent : le quintette du Tram des Balkans, le trio Nota, l’orchestre symphonique 1001 notes, le chœur féminin de 1001 notes, et même un ensemble de clarinette. Mélange un peu fort ? Oui mais pourquoi pas, car tout est dans l’assaisonnement.

© Christophe Péan

Dans cette (cuisine) fusion pas si bête, le programme alterne les allées et venues sur scène, et les sonorités klezmer du Tram des Balkans trouvent un écho dans l’ensemble de clarinettes, le violon tzigane de Diego Meymarian semble avoir inspiré Brahms, et Bartók lui-même devient le compositeur-témoin du monde traditionnel roumain sous l’archet du violon solo Elina Kuperman. Chloé Meyzie, à la direction de l’orchestre, se prête ainsi volontiers aux jeux gustatifs, quand chacun est à la fois un peu chanteur et un peu musicien, un peu d’ici, et un peu d’ailleurs.

À lire également : Notre chronique disque de l'album de Dana Ciocarlie, Bubbles
Entre goulash et strudel : 1001 saveurs

Vincent Gaffet donne le ton en parlant de « péninsule yougoslave », clamant à la fois la diversité d’une Europe centrale au sens large, et une certaine unité. Pendant ce grand voyage à l’Est, on passe ainsi par la Croatie, la Hongrie, la Géorgie, la Roumanie, et on en passe. Du côté de l’orchestre, les visions plus ou moins orientalistes du Czardas de Monti alternent face aux splendides voix presque ataviques de Cati Delolme, Gabrielle Varbetian et Mélissa Zantman pour le trio Nota, nous parlant d’amour mais surtout d’amour de la musique, quelle qu’elle soit, au hasard de paroles que l’on ne comprend peut-être pas, mais que l’on sent très fort.

© Christophe Péan

S’insurger devant ce méli-mélo géographique ? Et pourquoi donc ! Le plaisir vient peut-être justement de là, chacun donnant un peu de lui-même et de ses propres goûts dans chacune des pièces, tandis que le public ravi se met à chanter – en hongrois, comme il se doit.

Sur le même thème

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Vidêos Classykêo

Articles sponsorisés

Nos coups de cœurs

Derniers articles

Newsletter

Twitter

[custom-twitter-feeds]