AccueilÀ l'écranA l'écran - InstrumentalL'Ensemble intercontemporain fait son ciné-concert !

L’Ensemble intercontemporain fait son ciné-concert !

ARTICLE SPONSORISÉ – Quand on veut faire un ciné-concert et qu’on est un ensemble attaché à la création contemporaine, comment fait-on ? Facile, on ressort des films qui n’ont pas de bande originale, et on leur offre une seconde vie en commandant une musique à des compositeurs d’aujourd’hui ! Rendez-vous le 20 février à la Cité de la Musique, pour un ciné-concert autour des films déjantés et extravagants d’Ernst Lubitsch.

Une des plus grandes injustices qui ait été faite, dans toute l’histoire des arts, concerne le cinéma. Ou plus exactement sa meilleure amie, sa sœur longtemps restée dans l’ombre des salles obscures : la musique de film. Considérée comme un sous-genre indigne des artistes de la « Grande musique », la musique de film était jusqu’à une époque pas si lointaine la grande oubliée des salles de concerts.

Film muet cherche bande-parlante

Mais tout ça c’est fini aujourd’hui ! Les musiques de films sont celles qui attirent le plus de public, et le plus de nouveaux publics ! Pas rancunière, la musique se propose même aujourd’hui de voler au secours de films pour lesquels le box-office est un horizon lointain : le cinéma allemand des années 1915 par exemple ?

Martin Matalon © Franck Ferville

On ne va pas se mentir : si l’Ensemble intercontemporain n’avait pas décidé de ressortir les petits bijoux de comédie signés Ernst Lubitsch, ils seraient peut-être restés loin des radars. Pour son ciné-concert du 20 février, non seulement « l’interco » a prévu de projeter Quand j’étais mort, mais il a commandé à Oren Boneh, jeune compositeur installé à Bruxelles une nouvelle musique pour accompagner le film ! À cette création mondiale s’ajoute la musique composée en 2015 par Martin Matalon pour La Princesse aux huîtres, du même Ernst Lubitsch, reprise dans le même dispositif de ciné-concert. Matalon est passé maître dans l’art d’écrire des bandes originales à des films qui, à l’époque de leur création étaient surtout accompagnés par des musiciens improvisateurs.

À lire également : l'entretien de Martin Matalon et Oren Boneh sur le site de l'Ensemble intercontemporain
Oren Boneh © Franck Ferville

Les pitchs : quand Chaplin rencontre Feydeau

Quand j’étais mortErnst Lubitsch, 1916 – 38 minutes
© Friedrich Wilhelm Murnau Stiftung

Pour échapper à la tyrannie de sa belle-mère et vivre tranquille sa passion pour les échecs, un homme simule son suicide. Un peu radical on vous l’accorde, mais quand il revient chez lui déguisé en valet pour espionner sa femme, ladite belle-mère lui fait des avances… Une version vaudeville et délirante de l’Arroseur arrosé

La Princesse aux huîtresErnst Lubitsch, 1919 – 58 minutes
© Friedrich Wilhelm Murnau Stiftung

Une fille pourrie gâtée exige que son magnat de père lui trouve un mari, sans quoi elle saccagera la propriété familiale. Le père cède, et promet un prince à sa fille : le prince Nucki, fauché comme les blés… Par un concours de circonstance emprunté aux codes du théâtre de boulevard, la jeune capricieuse se retrouvera mariée au valet du prince.

Alors, si vous cherchez à vous faire une toile pendant les vacances de février, allez voir du côté de la Cité de la Musique le 20 février ! Vous ferez d’une pierre deux coups : une bonne tranche de rigolade et la découverte de deux compositeurs contemporains qui, eux, ne sont pas des rigolos !

Pour plus d’informations sur le ciné-concert Ernst Lubitsch, et pour réserver vos places, rendez-vous sur le site de l’Ensemble intercontemporain.

Sur le même thème

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Vidêos Classykêo

Articles sponsorisés

Nos coups de cœurs

Derniers articles

Newsletter

Twitter

[custom-twitter-feeds]