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Avignon : un rencard romantique piano-violoncelle

CONCERT – Pour la Saint-Valentin, l’Opéra Grand Avignon fait flirter en duo le violoncelle avec le piano à l’occasion d’un concert de musique de chambre. Les cupidons se nomment Aurélien Pascal et Sélim Mazari. 

L’idylle des premiers jours

C’est un coup de foudre dès les premières notes de la Sonate pour Arpeggione (instrument ancien plus ou moins proche du violoncelle) ! Le piano fait le premier pas avec une première minaude mélodique à la fois subtile et assumée à laquelle répond le violoncelle avec une même intention. Une électricité virevoltante s’installe entre les deux instruments portés par le jeu rapide et aérien des musiciens, avec une virtuosité complice qui ne tourne jamais à la démonstration de force. Ils se taquinent par des petites touches d’effets et de vibrato qui viennent agrémenter le jeu. Après ces premiers émois, le deuxième mouvement de cette même œuvre laisse plus de place à la confidence à l’introspection de nos deux instruments amoureux dans leurs dialogues fait d’une légèreté ici plus nostalgique. La dynamique du début se reforme dans l’allegretto jusqu’au fondu final.

La Larme de Rossini est aussi propice à la fusion de nos deux amants de la profondeur romantique de son début presque sombre à ses ébats finaux enfiévrés. La musique coule avec naturel et le jeu des deux instrumentistes veille à servir la matière de l’œuvre sans se contenter d’éblouir le public. 

Rendez-vous avec Chopin

Après l’entracte, le programme se consacre à Chopin avec son Introduction et Polonaise brillante puis sa Sonate pour violoncelle et piano (op. 65). Dans la polonaise brillante, le jeu respectif des deux artistes est aussi brillant que le titre de l’œuvre le recommande. Ils sortent ainsi leurs plus beaux atouts pour rencontrer l’âme sœur ! La cinétique des progressions est aussi marquée que le lyrisme des motifs mélodique mais comme lors d’un blind-date mal arrangé, nos deux instruments peinent ici à trouver des atomes crochus et meublent la conversation avec éloquence mais sans trouver de véritable point de fusion.

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La miscibilité entre la généreuse richesse des sonorités du violoncelle et la limpidité du piano qui faisait l’alchimie de la première partie est ici moins audible. La séduction reprend heureusement de plus belle lors de la sonate. Dans son dialogue initial, la chaude tendresse du violoncelle répond à la vivacité malicieuse du piano. Les phrases sonantes du piano sont plus loin reprises par le violoncelle avec le même entrain roucoulant. Après cette audition de passions instrumentales aussi tendres qu’impétueuses, c’est le public qui prouve son amour par ses applaudissements nourris.

Demandez le programme !

  • F. Schubert – Sonate Arpeggione
  • G. Rossini – La Larme
  • F. Chopin – Introduction et Polonaise brillanteSonate pour violoncelle et piano, op. 65
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