AccueilDisquesDisque : La délicatesse de Chopin, la caresse de Justin

Disque : La délicatesse de Chopin, la caresse de Justin

DISQUE – Sortant de ses sentiers baroques habituels, le claviériste Justin Taylor propose un nouvel album « Chopin intime » paru chez Alpha Classics, consacré au compositeur polonais. 

Incontournable du piano, Chopin bénéficie déjà d’une large et riche discographie sur cet instrument. Pour se démarquer, Justin Taylor (aussi claveciniste et féru de claviers anciens) a fait le choix de capter son nouvel album en jouant sur un pianino Pleyel historique de 1839. Un modèle identique à un des instruments que possédait Chopin lui-même, à partir duquel on peut imaginer qu’il a composé au moins certains des morceaux de ce programme.

La délicatesse du piano

Loin des grands Steinway de concert, l’instrument distille des sonorités légères et argentines. Le disque propose de « l’intime », et c’est gagné ! Dans la notice, Justin Taylor rappelle d’ailleurs que Chopin aimait au moins autant jouer dans son salon pour quelques proches que pour de grands récitals publics. Le programme généreux s’étend sur un peu plus de soixante-dix minutes de musique, des incontournables Préludes, Mazurkas, Études, Nocturnes à quelques morceaux plus rares, comme des Nocturnes posthumes ou encore une transcription par Chopin lui-même de son lied, Wiosna. Même les plus grands tubes peuvent cependant réserver quelques surprises, comme cette version alternative du Nocturne n°2 . Au cœur du CD, figure l’arrangement du « Casta Diva » de Bellini transcrit par Justin Taylor, seule exception faite à Chopin, mais qui ne dénote pas pour autant. 

La caresse de l’esprit

Si la notion d’intimité transparaît du programme et du format, invitant plutôt au salon qu’à la salle de concert, elle renvoie peut-être surtout à l’intériorité de l’auditeur. Écartant les grands effets et les emphases passionnées, Justin Taylor construit son jeu avec une succession de nuances dont l’amplitude évolue progressivement au fil des pistes. Il laisse la musique s’installer et se transformer sans jamais la brusquer. Comme dans une rêverie, les pensées de l’auditeur se mêlent alors aux sentiments du compositeur, distillés au travers des notes qui apparaissent comme des grains de poésie tantôt lumineuse et doucereuse, voire merveilleuse tantôt sombres ou mélancoliques. La finesse du jeu rend le disque aussi immersif que délicat, quand un pianissimo frôle le silence, sans le réveiller… 

À lire également : Victoires Classiques 2025 : la playlist de Justin Taylor

Pourquoi on aime ?

  • Pour la sensibilité du jeu
  • Pour la cohérence du programme
  • Pour les sonorités subtiles du pianino d’époque
  • Pour l’invitation à la méditation que propose l’écoute 

C’est pour qui ?

  • Les rêveurs
  • Les amateurs d’interprétations plus poétiques que dramatiques
  • Ceux qui ont besoin d’une touche de délicatesse dans leur quotidien
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