ACTUALITÉ — Ave Cesar ! Les Chorégies d’Orange ont trouvé leur nouvel imperator. Bruno Messina prendra les rênes du festival en septembre 2026, succédant à Jean-Louis Grinda.
Réunis comme un véritable Sénat, les administrateurs des Chorégies ont désigné à l’unanimité Bruno Messina pour conduire la destinée du festival. Point de couronne de laurier, mais une mission de taille : poursuivre le rayonnement de cette référence lyrique, consolider son équilibre économique et attirer de nouveaux publics sans renoncer à l’exigence artistique qui fait la renommée du plus vieux festival lyrique de France. Un triomphe est prévu dans le théâtre antique, mais les chars et les toges resteront dans les livres d’histoire.
Sous les auspices d’Auguste
Né à Nice (ou Nicaea) en 1971 ap. J.-C., Bruno Messina n’arrive pas en conquérant inexpérimenté. Directeur (ou proconsul ?) du Festival Berlioz de La Côte-Saint-André et du Festival Messiaen au pays de la Meije (regroupés au sein de l’AIDA – Agence Iséroise de Diffusion Artistique) depuis 2009, après avoir dirigé la Maison de la musique de Nanterre et le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, il a bâti un cursus honorum où patrimoine, création et transmission avancent de concert. Une expérience qui devrait lui permettre de gouverner la cité lyrique d’irréductibles Gaulois réfractaires (enfin pas que) ! Ses nouvelles fonctions le conduisent à quitter la direction de l’AIDA, qui lui cherche donc désormais un successeur.
Richard Galy, président-consul de la SPL Chorégies d’Orange, salue « son parcours, la solidité de son expérience de direction » ainsi que « sa capacité à fédérer les artistes, les partenaires et les publics ». La garde prétorienne a parlé, et il ne manque plus qu’un nouveau Tacite pour écrire ce nouveau chapitre de l’histoire des Chorégies. À Orange, les jeux pourront recommencer… mais avec beaucoup plus de musique que de gladiateurs.
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