DANSE – Entre danse et théâtre, François Lamargot esquisse au Théâtre de l’Agora (Cité intrnationale de la danse, Montpellier) une synthèse chorégraphique d’une ville dans laquelle se croisent et se rencontrent toute une série de personnalités.
Comment échapper à la monotonie du paysage citadin ?
Face au ronron ennuyeux du train-train quotidien, comment ne pas se sentir anéanti, désœuvré, ou encore dépersonnalisé ? Le chorégraphe François Lamargot apporte une réponse dynamique : et si c’était l’impulsion qui manquait ?
À base de rebonds et de séquences parlées, les sept danseurs se rencontrent et s’affrontent dans une folie qui emporte le spectateur avec elle. Les corps se débrident et gagnent en liberté tout en restreignant celle des autres.
Une libération de la ville par la danse ?
À l’aide d’une hybridation chorégraphique entre krump, hip-hop, breakdance, danse contact et danse house, la partition s’impose à nous : c’est notre société que le chorégraphe cherche à dépeindre, avec son emportement, ses différents acteurs et ses rebondissements. Habillés en tenues de ville, les danseurs brillent par leur virtuosité à travers différents soli.
Une satire de la société
La parole s’active dans un dialogue de sourds : les uns parlent, les autres rigolent, puis on se force à se taire. La scène devient un espace à conquérir, et on se bat pour se faire sa place et survivre dans ce « monde capitaliste moderne, dominé par la loi du toujours plus ». Ainsi, à travers une certaine folie née de la diversité des profils et de leurs volontés propres, François Lamargot montre la « frénésie compétitive de notre époque et ce qu’elle inflige aux corps ». La solution trouvée est alors le rebond, impulser sans fléchir une tonicité débridée pour se faire sa place et échapper à notre sort.
Un vivre ensemble possible
Ainsi, Pulse de François Lamargot montre comment un petit impact, une impulsion, peut changer beaucoup et amener à réfléchir sur la valeur de chaque individu. Sortir du quotidien reviendrait alors à donner l’impulsion qui guiderait à prendre conscience de soi et des autres pour mieux vivre ensemble…
À Lire également : Forsythe, un seigneur, des années


