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La playlist du violoncelliste Victor Julien-Laferrière

PLAYLIST – Victor Julien-Laferrière est un des ambassadeurs actuels de la si réputée école française du violoncelle. Vainqueur du Premier Prix au Concours Reine Elisabeth de Bruxelles en 2017, il démarre une carrière fulgurante. Voici sa playlist, sorte d’image arrêtée de ce qu’il vit musicalement en ce moment.

Une playlist à retrouver sur Spotify et notre chaîne YouTube

La playlist du violoncelliste Victor Julien-Laferrière nous présente ses trois facettes musicales actuelles : sa nouvelle vie de chef d’orchestre, sa vie de soliste avec orchestre -parfois plusieurs fois par semaine-, et sa vie de programmateur de festivals. Et quand on lui demande ce qu’il écoute en-dehors de ses « musiques de travail » il répond : « de la musique baroque, de la chanson française et du jazz ». Foin de métal, rap ou techno. C’est que le jeune homme se sait transmetteur d’un héritage. Il dit que tout est déjà contenu dans cette musique avec laquelle il vit depuis toujours, et il l’assume.
Il est temps à présent de lui laisser la parole…

Serge PROKOVIEV, Symphonie classique

« Avec mon orchestre Consuelo (créé en 2019, ndlr), nous allons la donner prochainement en concert. Alors je la travaille tout le temps en ce moment, dans le train notamment. Je dors avec, comme un acteur qui apprendrait son rôle. J’aime cette version de Claudio Abbado, à la tête de l’Orchestre de chambre d’Europe à ses débuts. J’aime aussi cette Symphonie classique de Prokoviev, qui est sa 1ère symphonie, avec son côté semi-pastiche, dans un langage hérité de Haydn mais traité au second degré.

Chamber Orchestra of Europe, Claudio Abbado (direction)
Piotr Illitch TCHAÏKOVSKY, Canzonetta, mouvement lent du concerto pour violon en Ré Majeur

En ce moment je joue beaucoup en concertos et, chose étonnante, quand c’est comme ça, j’ai besoin d’écouter… des violonistes solistes ! Je ne saurais dire pourquoi. Je sais en tout cas que Christian Ferras m’inspire, tant la musique semble jaillir directement du fond de lui, sans intermédiaire entre son cœur, son oreille et ce qui sort du violon. Plus que personne, il arrive à faire oublier l’artisanat nécessaire à la production du son. Sa verve est incroyable. Il aimante.

Christian Ferras (violon), orchestre philharmonique de l’ORTF, Charles Bruck (direction)
Antonin DVORAK, Final du Concerto pour violon en la mineur

Autre violoniste -décidemment !- que j’emmène avec moi intérieurement dans mes concerts : Hilary Hahn, pour son exigence instrumentale, son incroyable précision et sa grande rigueur. Ça se voit surtout dans ce concerto de Dvorak, réputé difficile à jouer. Toutes ses qualités peuvent se mettre pleinement au service de cette œuvre.

Hilary Hahn (violon), orchestre symphonique de la radio de Francfort, Andrés Orozco-Estrada (direction)
Franz SCHUBERT, Nacht und Träume

Christoph Prégardien est tout simplement le chanteur que j’écoute le plus. Je suis encore marqué, six mois après, par son récital auquel j’ai assisté en Autriche, à Hohenems. Le naturel de son interprétation avait chassé mon habituel prisme analytique d’écoute. C’était chavirant. J’ai eu l’impression qu’il disait les poèmes de chaque Lied comme s’il les avait écrits lui-même.

Christoph Prégardien (ténor), Ulrich Eisenlohr (piano)
Richard STRAUSS, Ainsi parlait Zarathoustra

La direction d’orchestre prend donc une part de plus en plus importante dans mon quotidien, et de ce fait, je suis amené à observer beaucoup les plutôt jeunes chefs, comme Klaus Mäkelä ou cet autre chef Finlandais, Santtu-Matias Rouvali, que j’ai découvert en live, à la tête de l’orchestre du Concertgebow d’Amsterdam. Il a une technique particulière, limpide, doublée d’un vrai magnétisme.

Jean-Frédéric NEUBURGER, Étude n°2

Jean-Frédérique Neuburger, pianiste et compositeur, est un fantastique musicien sous toutes ses formes, et j’ai un plaisir fou à jouer en récital avec lui en ce moment. J’avait créé son trio il y a bientôt 10 ans et j’ai bien l’intention de l’inviter prochainement comme compositeur à résidence dans un des festivals dont j’assure la direction artistique, à Saint Bertrand de Comminges ou à Sens.

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Claude DEBUSSY, Tarantelle styrienne, arrangement pour orgue par Thierry Hirsch.

Thomas Ospital est un organiste et improvisateur fascinant, et c’est par lui que j’ai découvert l’orgue, que, étrangement, je n’avais pas eu l’occasion d’appréhender au cours de mes études musicales. Cette année, c’est Thierry Escaich qui viendra au festival du Comminges, dont je reprends la programmation, mais Thomas y viendra certainement aussi ! »

Victor Julien-Laferrière

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