Open : Rome, danse ouverte

DANSE – Open créé en 2012 par Daniel Ezralow revient avec de nouveaux danseurs. Une tournée en Italie passant forcément par Rome et qui s’annonce festive pour ce spectacle dynamique et grand public… malgré quelques points de crispations. 

On fait les présentations ? 

La carrière de Daniel Ezralow est assurément riche et son catalogue varié : création à l’Opéra de Paris en 1987 où dansaient Patrick Dupond et Isabelle Guérin (“Soon” sur un musique de U2), chorégraphie de nombreux clips ou encore la signature de la chorégraphie de l’opéra Macbeth à La Scala de Milan. Un vrai touche à tout ! et qui continue de s’ouvrir : son spectacle Open revient douze ans après sa création, avec de jeunes danseurs, issus de l’émission télé Amici (qui existe depuis 2001 où s’affrontent de jeunes danseurs, chanteurs ou musiciens).

La recette du succès 

Daniel Ezralow a été l’un des fondateurs de la troupe Momix découverte un peu plus tôt cette saison. On retrouve dans le spectacle Open la même recette magique du succès : de très courtes scènes (5 minutes maximum) avec des musiques connues et entraînantes (on a parfois l’impression de jouer au blind test) ainsi que des éléments de décors très variés (possibles grâce à des panneaux noirs sur lesquels sont projetées des images animées, des photos… très ouvert à l’imagination tout ça, et proposant un spectacle festif et grand public).

Un blind test ?! 

Lors des 18 petites saynètes on retrouve des grands airs de la musique classique, de l’opéra ou de la pop. On passe ainsi de Bach et Chopin à Katy Perry ou la valse des flocons de Tchaikovsky et Carmen de Bizet (attention, la voix est ici autotunée au plus grand drame des mélomanes). Le titre du spectacle “Open” signifie peut être qu’il faut rester ouvert à tout type de proposition ! 

Un spectacle en petites saynètes : d’abord on rigole 

– La première scène donne le ton : sur la Toccata et Fugue en ré mineur de Bach, les danseurs se lancent dans une danse humoristique : petits mouvements de tête et marche en canard à l’appui.
– Une autre scène fait beaucoup rire le public : celle où le moment des échanges d’alliances lors du mariage se transforme en jeu de main (chifoumi, bras de fer) et va même jusqu’au combat sur le ring. 
– Ensuite, les danseurs se lancent dans une immense course où chaque passage en coulisse permet d’ajouter un vêtement. Mais cela aboutit à des tenues complètement débraillés, ils s’échangent donc les pièces pour que chacun porte une seule couleur et se placent ensuite pour former un arc en ciel. De là, deux panneaux noirs se positionnent avec une ouverture. Ainsi le danseur vert, devient le danseur bleu sur l’écran puis le danseur jaune en réalité. Le passage de la projection au réel est habile.

© Valentina Zanaga
Un spectacle en petites saynètes : parfois on retient son souffle 

– La Danse des chevaliers de Prokofiev prend l’allure d’une danse combative et sportive tel un Haka. 
– On retient de très beaux moments comme le duo sur le Nocturne opus 9 numéro 2 de Chopin avec des acro(baties) sans accroc. Les portés sont originaux, la danseuse se fait attraper par les chevilles puis porter en balancement. Mais on est vite rattrapés par l’humour (parfois un peu lourd) : à la fin du duo, le danseur jette son acolyte en coulisse, instantanément l’image d’un plouf dans la mer est projetée et le danseur mime de recevoir une grosse éclaboussure… 

Un spectacle en petites saynètes : parfois on est déçu 

– Certaines scènes sont plus descriptives et l’on ne comprend pas vraiment leur sens ou leur utilité : comme ces deux femmes qui apportent de la terre et plantent un arbre… 
– La scène où les danseurs se positionnent en poirier et où les femmes tiennent leurs jambes permet d’admirer l’anatomie des danseurs mais semble un peu brouillonne car la coordination et la tenue des pauses n’est pas parfaite. 
– Lors d’un petit passage où les femmes s’étirent, les bruits (bien trop forts) de respiration et de reniflement enregistrés dégoûtent… 

Mais les scènes ne durent jamais longtemps et cela est vite oublié.

Le spectacle d’une heure s’achève avec des saluts chorégraphiés qui enchantent tout le monde. Les danseurs se lancent dans des minis solos qui permettent d’admirer toute leur technique (assez classique). Puis le public est invité à se lever et à danser. On repart donc avec le sourire et en dansant malgré la pluie.

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