Trittico Fantastico !

DANSE – Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech continuent de faire des merveilles en programmant un triptyque contemporain. Trois pièces courtes mais intenses où les danseurs prennent un plaisir sincère à danser. Une seule envie : revoir ces trois chorégraphes au plus vite et pas seulement à Rome !

Windgames de Patrick de Bana

L’ancien danseur du Béjart Ballet, désormais chorégraphe, Patrick de Bana confie la création de ses costumes à Agnès Letestu. Et ça marche : les portés et les tours font voler les robes ! Tout le monde est en chaussons de demies-pointes, mais les danseuses sont tellement élégantes qu’on dirait qu’elles s’élèvent sur leurs orteils.
Les mouvements de groupes, solo et duos s’enchaînent avec 3 personnages principaux et 3 couples en bleu. Par moments, des phrases chorégraphiques sont reprises en canons. Si les pas sont tous dans le même style (néo classique) ce n’est pas répétitif mais plutôt hypnotisant. Les danseurs réussissent le compromis de s’étirer sans perdre l’intensité du mouvement.

Women de Juliano Nunes

Sur la musique d’Ezio Bosso, une vingtaine de danseuses sur pointes investissent la scène. En combinaisons rouge aux pieds et beige au niveau du buste en passant par un dégradé de noir, elles se lancent dans une chorégraphie démente. Les pas classiques sont ici revisités de manière originale. Tout semble naturel, presque improvisé, alors que la difficulté technique est bien présente : fouettés, petits sauts… tout y passe ! La danse est très visuelle, tantôt poétique (petits mouvements de doigts comme un oiseau qui s’envole), tantôt belle à donner la chair de poule. La première scène est celle du groupe, qui s’enchaîne avec des solos et duos. C’est tellement beau qu’on aurait aimé revoir le groupe entier, que la pièce dure encore deux heures… mais il faut laisser la place au suivant !

À lire également : Benjamin a Millepied à Rome
© Fabrizio Sansoni
Playlist de William Forsythe

Pour conclure cette soirée en apothéose voici une quinzaine de garçons en collants bleus moulants et t-shirts rouge transparent. Sur deux musiques ultra entraînantes (Peven Everett et Lion Babe), Forsythe propose des petits mouvements d’une précision folle que les danseurs exécutent en parfaite synchronisation. Le public commence à taper dans ses mains pour finir en acclamant les danseurs. La salle est unanime quant au génie de Forsythe et aux talents des danseurs. Les applaudissements ne se terminant pas, on a presque cru à un bis ! Manque de pot : ça ne se fait pas encore dans le ballet…

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