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Lili Boulanger, l’idole des jeunes ?

CONCERT – À travers ce concert en hommage à Lili Boulanger, l’Académie de l’Opéra National de Paris tente de sensibiliser un jeune public à la voix et à la musique classique. Tremblez, boutiques officielles du PSG ! Tremblez, swifties ! L’Opéra est là !

Théâtre musical, opéra, danse contemporaine, hip-hop : l’Opéra de Paris cherche à s’ouvrir à un nouveau public ! Chaque année, ce sont environ 20 000 jeunes spectateurs qui suivent des événements, notamment une série de concerts qui assurent une vraie proximité avec les artistes. En plus de la préparation en amont avec leurs professeurs référents, une médiatrice de l’Opéra assure une rapide piqûre de rappel avant l’entrée en salle. 

Lili et ses « Galactiques »

Les différents artistes de ce concert sont tous passés à un moment ou à un autre par l’Académie, que ce soit ici la soprano Marianne Croux, la jeune violoniste Chloé Mauger ou le pianiste et chef de chant Yoan Héreau. C’est d’ailleurs ce dernier, dans un langage simple, qui se charge de présenter la compositrice du jour, Lili Boulanger. Son parcours familial et musical, en même temps que les œuvres : Des mélodies extraites du cycle Clairières dans le ciel ou sa première mélodie composée, Attente. La figure de son cher maître Gabriel Fauré était présente aussi : Le Papillon et la Fleur (texte de Victor Hugo), de même que la sœur de Lili Boulanger, Nadia, avec Soir d’hiver.

Yoan Héreau souligne l’apport essentiel de Nadia Boulanger pour la préservation et la diffusion de l’œuvre de Lili, tout au long d’une vie dédiée à la musique. Pas surprenant : Nadia était une vraie sister pour Lili. Ce qui a surpris les jeunes, ce sont plutôt les aigus brillants de Marianne Croux : et oui, une voix de soprano, ça fait toujours son petit effet…

Mort subite…

Deux autres morceaux pour piano et violon de Lili Boulanger ont permis de mesurer la dextérité et la musicalité de Chloé Mauger et de Yoan Héreau, par ailleurs pianiste attentif et chaleureux. Le concert s’est conclu par le bouleversant Pie Jesu, dernière pièce dictée à sa sœur sur son lit d’agonie par une Lili, morte à 24 ans de tuberculose.

À lire également : Lili Boulanger (1893-1918), ou les mystères de la création musicale

En dehors des tonnerres d’applaudissements, les questions de ce jeune public aux artistes ont fusé de toute part. Beaucoup touchaient au destin et à la maladie de Lili, mais aussi sur la grande différence d’âge qui existait entre ses parents lors de leur mariage : lui 62 ans et elle, 21. Ils n’en croyaient pas leurs oreilles ! Chloé Mauger a été interrogée sur sa pratique du violon et Marianne Croux sur la technique vocale et la largeur de sa voix, surprenante pour ces jeunes gens dont les idoles utilisent systématiquement des micros pour se faire entendre. Reste à souhaiter qu’une fois plus grands, ils fréquenteront aussi bien les auditoriums que les Zénith. Les balcons de Bastille aussi bien que les tribunes du Parc des Princes…

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