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Vendredi à la Villa Charlotte : Belle Époque

FESTIVAL – Il s’agit d’une troisième édition des Classiques de la Villa Charlotte, ambitieux festival des Sables d’Olonne placé sous la figure historique de Charlotte Vormèse, violoniste et salonnière du début du XXe siècle. Ambiance Belle Époque sur le thème du voyage, choisi par la directrice artistique Fanny Clamagirand.

La Villa Charlotte : sortie des sables

Dans le quartier de la Chaume, face à la baie des Sables d’Olonne, se tient une singulière bâtisse longtemps laissée à l’abandon : la villa Tertais-Chailley, rebaptisée Villa Charlotte. C’est ici, entre 1911 et 1938, qu’a séjourné Charlotte Vormèse, épouse du sous-préfet de Vendée mais surtout violoniste de talent, premier prix du Conservatoire de Paris. Sa demeure, où elle aménage un salon de musique, devient une villégiature pour les plus grandes figures musicales de son époque. Une figure locale sauvée de l’oubli tout comme son emblématique villa, sauvée par un collectif d’association et acquise par la ville en 2016. Pour l’heure, le lieu est encore en rénovation. Il devrait ouvrir ses portes en mars 2026 pour accueillir un musée, une bibliothèque musicale, une résidence d’artiste… bref, le cœur battant du festival.

© Florian Pépellin / Wikimedia Commons

Voyage : Arménie, Paris, Bruxelles

Le thème de l’édition 2025 est le voyage. Pas celui du Vendée-Globe, mais presque : un plateau d’artistes internationaux est réuni autour de la violoniste et directrice artistique Fanny Clamagirand et du maître de cérémonie Alain Duault, venu faire profiter de ses lumières. Le Grand Concert I du vendredi soir en a donné un avant-gout, avec le pianiste Jean-Paul Gasparian venu interpréter le « Prélude & Danse de Vagharshapat » d’Arno Babadjanian. La pièce est brève mais virevoltante, mobilisant tout le clavier jusqu’à l’extrême aigu. Le jeune pianiste y prouve sa virtuosité, réitérée sur le « Prélude, Choral et Fugue » pour piano seul de César Franck, œuvre de maturité du compositeur belge, mais débordant de fougue juvénile.

Le jeu de Jean-Paul Gasparian est exalté, captivant, teinté d’ombres et de lumières dans une maîtrise totale des phrasés et de l’expressivité. Il est ensuite rejoint par Fanny Clamagirand qui tire de son violon Matteo Goffriller de 1700 un vibré cristallin à fleur de peau qui semble venir d’un autre âge. Un aperçu du jeu de Charlotte Vormèse sans doute. La pièce choisie est justement la Sonate pour violon et piano no 1 de son ami Gabriel Fauré, pour un voyage en pleine Belle Époque. Les deux interprètes sont très applaudis.

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Belle époque… mais mauvais temps. Le concert initialement prévu en extérieur a été déplacé dans la salle polyvalente de la Gargamoëlle, dans des conditions optimales et surtout au sec.

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