AccueilSpectaclesComptes-rendus de spectacles - DanseLe Corsaire à Bordeaux : Ballet old school, énergie new school

Le Corsaire à Bordeaux : Ballet old school, énergie new school

DANSE – L’Opéra de Bordeaux clôt sa saison avec l’entrée au répertoire du Corsaire. Une pièce rarement jouée en France, bien qu’elle soit née à l’Opéra de Paris en 1856. Elle raconte l’histoire du pirate Conrad et de son amour pour Médora, ancienne esclave affranchie par notre héros. Le chorégraphe José Carlos Martínez fait un pari risqué : remettre au goût du jour un ballet poussiéreux…

Le Corsaire en eaux troubles 

Le Corsaire voit le jour à une époque où l’Orient fascine. Reflets des fantasmes européens, les artistes en dessinent les clichés : pirates, harems et luxure. Le ballet n’échappe pas à son époque. Et José Carlos Martínez non plus. L’histoire est telle qu’elle : celle d’une jeune femme maltraitée, vendue, puis capturée par ceux qui la désirent. Le tout dans une ambiance exotique, complètement inauthentique, mais pas moins dénuée de charme. 

À bâbord toute : des paillettes dans les yeux

Les décors de l’Opéra, spectaculaires et grandiloquents, plongent le public dans un univers féérique. Lors des périples en mer, une immense toile peint les vagues de la Méditerranée. Sur terre, palais somptueux et costumes hauts en couleur s’entourent d’imposants cadres d’or et de motifs orientaux. La modernité n’est donc pas à chercher du côté de la narration, dont on ne compte plus les red flags. Ni de la mise en scène, aussi dépaysante soit-elle. Mais qu’en est-il de la danse ? 

Un casting qui fait cap vers l’excellence 

Une adaptation exigeante, relevée haut la main par les danseurs, qui ne boudent pas leur plaisir sur scène. Plus courte, plus accessible, aussi dynamique que virtuose. On ne s’ennuie jamais ! Le ballet fait la part belle au casting masculin : tout simplement remarquable. L’étoile Riku Ota, majestueux en Conrad, impressionne avec des sauts déroutants de maîtrise et sa prestance incontestable. Mais c’est Tangui Trévinal, la vraie star de cette première, qui décroche une nomination de soliste, plus que méritée !

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Une soirée à l’ambiance festive pour un Corsaire pas si nouveau, mais qui en jette plein la vue. Le public bordelais a chaleureusement ovationné le ballet, saluant tout particulièrement ses interprètes. Et un pas de deux final, mené de front par Marini da Silva Vianna, éclatante dans le rôle de Médora. 

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