AccueilSpectaclesComptes-rendus de spectacles - LyriqueLa Traviata à la Belliloise : recette bretonne facile !

La Traviata à la Belliloise : recette bretonne facile !

FESTIVAL – Vous voulez monter La Traviata de Verdi, mais vous n’avez pas le budget de la Scala de Milan ? Pas de panique ! Classykêo vous donne la recette d’une Traviata allégée en matières grasses mais pas en saveurs, testée par le chef David Jackson et approuvée par le public du festival Lyrique en Mer.

Ingrédients (pour 4 représentations) :

Pour la partie instrumentale :

  • 1 quintette à cordes (de préférence déjà formé)
  • 1 accordéon
  • Quelques pincées de piano

Pour la partie chantée :

  • Le plateau vocal habituel (1 Violetta, 1 Alfredo, 1 Germont…)
  • Une poignée de jeunes artistes prometteurs pour les seconds rôles (Astuce : faites-leur chanter les chœurs)

Pour la mise en scène :

  • 1 tréteau noir : il évoquera successivement une tombe (en référence au roman de Dumas fils), une table de jeu ou le lit de mort de Violetta
  • 1 néon rectangulaire surplombant la scène
  • Costumes : sobres, intemporels
  • Accessoires : le strict minimum (recommandation du metteur en scène Cédric Le Stunff, pour faire ressortir les rapports humains sans rien enlever à l’universalité de l’œuvre)
© Lyrique en Mer

Et bien sûr : un chef d’orchestre communicatif, débordant d’énergie, capable de porter le projet tout en endossant le rôle de directeur artistique du festival. Ici, le choix est évident : faites appel à David Jackson.

Instructions (pour un succès garanti) :

  • Préparez votre quintette à cordes (pour rappel, il vous faut 2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse). Confiez-lui la partie principale de la partition. Cela donnera un ton intimiste à l’œuvre. Si vous avez sous la main l’ensemble Sybarite5, vous pouvez être assuré de leur grande cohésion musicale et de leur capacité à instiller de la théâtralité.
  • Pour la partie des vents, ajoutez un accordéoniste. Astuce : prenez un musicien de la trempe de Neil Sutcliffe, capable d’improviser sans partition. Il saura instiller un joyeux ton de bal musette à la fête du premier acte, ou bien des accents de « chanson réaliste » du plus bel effet sur l’aria « Addio del passato ».
© Lyrique en Mer
  • Une pincée de notes de piano apportera du liant et assurera des repères aux interprètes. Confiez-le à un chef de chant attentif, comme Philip Richardson.
  • Incorporez vos rôles principaux. En Violetta, assurez-vous d’avoir une soprano au timbre émouvant, au médium épanoui et investie dans son rôle (dans l’idéal, Jiyoung Kim). Associez-lui l’Alfredo démonstratif de Jean Miannay, doté d’une belle projection et d’une volupté dans les piani. Contrastez en ajoutant le Germont d’Andres Cascante, à l’émission ronde sertie d’un grain légèrement sablé.
  • Détaillez les seconds rôles. Pour Flora, prenez une mezzo-soprano au timbre rayonnant et fruité (Elisabeth Ternisien, par exemple). Corsez avec une touche puissante de Douphol (Andreï Zhadnov). Annina (Gigi Casey) et le Docteur Grenvil (Julien Soares) apporteront une douceur réconfortante en fin d’opéra.
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Enfin, disposez le tout sur la petite scène de la salle Arletty du Palais de la Citadelle. Attendez 2 h 50 (avec une pause à mi-cuisson). Laissez la magie de l’opéra opérer. Vous devriez bientôt entendre les applaudissements du public.

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