PROGRAMMATION — Nouvelle saison, nouveau terrain de jeu ! Le Théâtre du Châtelet dévoile sa programmation 2026-2027 et le mot d’ordre est clair : expérimenter. Revêtons nos blouses de labo, car il va s’agir de diversifier les genres et de tester de nouveaux formats.
La saison débute sur les chapeaux de roue avec le Cabaret du Châtelet le samedi 19 septembre sur la place du Châtelet, puis la cadence se poursuit avec Point Nemo, un objet scénique non identifié proposé par le collectif de théâtre FC Bergman. Puis viennent les grandes machines du théâtre musical : le retour des Misérables et de La Cage aux Folles (hors les murs à la Seine Musicale) ou encore la comédie musicale Company de Stephen Sondheim et George Furth. Et les expérimentations ? Ça va venir, laissons les scientifiques faire la fête !

Rien ne se perd, tout se transforme
Car la saison ne s’arrête pas aux titres familiers. Elle glisse aussi vers des formes plus hybrides : l’opéra minimaliste avec La Belle et la Bête de Philip Glass, mais sans oublier la danse, avec Beethoven 7 par Sasha Waltz (hors les murs à la Maison des Arts de Créteil). Mettez vos lunettes de protection, les alambics commencent à chauffer !
Bien sûr, on retrouve aussi quelques classiques (le savant fou a lui aussi ses petites habitudes) avec l’Orchestre de Chambre de Paris ou encore les Concerts du dimanche matin qui viennent rythmer la saison par des rendez-vous réguliers. Mais à cela s’ajoutent des propositions plus singulières : le projet Born Bad Records ou encore le Youssoupha Gospel Symphonique Expérience qui assument pleinement le mélange des esthétiques. Nous prenons des notes, car ces petits mélanges incongrus sont prometteurs.
Trois tubes à essai
La saison s’articule aussi autour de trois festivals qui fonctionnent comme des foyers distincts : Urban Châtelet est un espace dédié aux cultures urbaines, pensé comme une zone d’expérimentation scénique et musicale. Les Folies musicales sont un temps fort consacré à la musique classique revisitée entre concerts et formats transversaux. Enfin, Le Châtelet fait son jazz, une ouverture vers les musiques improvisées. Psssschhhhh– *réaction chimique*
Bref, la saison 2026-2027 du Châtelet fait travailler les neurones mais invite surtout à faire de belles trouvailles, pas seulement scientifiques mais aussi musicales et artistiques. Car les mélanges et les expérimentations ne font pas forcément sauter les labos, ils peuvent aussi créer d’admirables étincelles, pas vrai Jamy ?

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Photo de Une : © Romain Bassenne

