AccueilSpectaclesComptes-rendus de spectacles - InstrumentalFiançailles à Rennes : Ellis sort le grand jeu !

Fiançailles à Rennes : Ellis sort le grand jeu !

CONCERT – Fondé en 1989,  l’Orchestre National de Bretagne inaugurait sa saison musicale ce vendredi 19 septembre 2025. À la baguette depuis sa nomination en 2024, son tout jeune chef Canadien, Nicolas Ellis irradie déjà de naturel et de convivialité. Un nouveau joyau sur la couronne de Bretagne.

En orfèvre, Ellis a taillé un programme 18 carats : Mozart, Brahms et Schumann, ainsi que la découverte par le public Rennais du pianiste Canadien Louis Lortie, artiste en résidence de cet orchestre pour la saison 2025-2026. Ça brille fort !

Koh-i-Noor

Un très grand chef-d’œuvre pour commencer. Koh-i-Noor (diamant de 105,602 carats monté sur la couronne de la monarchie britannique) veut dire « Montagne de lumière en persan », mais c’est une vraie rivière de notes qui pleut dans cette ouverture, une cascade de bonne humeur qui scintille sur l’or de l’orchestre. Précis, bouillonnant et espiègle, Nicolas Ellis lance cette soirée à 100 à l’heure, avant de prendre la parole pour parler au public de ses choix pour cette nouvelle saison. Et on se dit déjà que l’Orchestre de Bretagne a bien fait de lui passer la bague au doigt !

Breakfast at Tiffany’s

De ce diamant star explosent mille paillettes de jaune et d’or. Même chose pour le bijou de concerto n°2 de Brahms, monté sur un anneau d’ébène et d’ivoire signé de l’orfèvre Steinway, et poli par les doigts experts du soliste en résidence cette saison en Bretagne : le pianiste canadien (tiens tiens ?) : Louis Lortie.

© Laurent Guizard

Il en faut de l’agilité pour dominer les traits virtuoses et si difficiles de ce monument romantique. Et encore plus pour en donner une version singulière. C’est l’art de l’interprétation : donner à un diamant brut un éclat nouveau. Louis Lortie en offre une lecture en dehors des conventions, qui déclenche des applaudissements à tout rompre entre chaque mouvement. Le public est déjà conquis et dit : oui !

Schumann : pink star !

Après ces densités harmoniques, rien de tel que la Symphonie n°4 de Robert Schumann dans sa version de 1841, pour voir la vie en rose ! Conformément aux volontés de Schumann, Nicolas Ellis enchaîne les mouvements quasiment sans s’arrêter, dans une surenchère de vitesse façon Sotheby’s Hong Kong, où le pink star a été vendu en 5 minutes, pour 66 millions d’euros !

© Laurent Guizard
À lire également : Le canadien Nicolas Ellis nommé directeur musical de l’Orchestre national de Bretagne

Le prestige et la vitesse : deux qualités que Nicolas Ellis maîtrise parfaitement, donnant de l’œuvre une version encore une fois à 100 à l’heure, comme pour boucler la boucle (d’oreille ?) d’un concert dont la valeur n’atteint pas le nombre des minutes passées sur son fauteuil de spectateur. Avec trois bijoux pour le prix d’un, ces fiançailles d’un chef avec son public étaient gagnées d’avance. Même pas besoin de se mettre à genoux : c’est debout et conquis que les rennais saluent leur chef ! On attrape pas les mouches avec du vinaigre, n’est-ce pas Marylin ?

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