AccueilFestivalsDimanche à la Villa Charlotte : bouquet final

Dimanche à la Villa Charlotte : bouquet final

FESTIVAL – La troisième édition du festival « les Classiques de la Villa Charlotte » s’est achevée dimanche 14 septembre, par un Grand Concert Final, précédé le midi même par un prélude. L’occasion de revoir une dernière fois les artistes réunis par Fanny Clamagirand autour de la thématique du voyage.

Prélude en Bohème : Dvořák à la Chaume

Qui dit voyage, dit Bohème. Pas celle de Carmen, mais la Bohème historique d’Antonín Dvořák, c’est-à-dire la Tchéquie, mise en musique dans son Quintette pour piano et cordes no 2 en La Majeur. Une pièce empreinte de mélancolie et de danses populaires. Quoi de mieux pour une dernière journée de festival ? On y retrouve Fanny Clamagirand et Mira Foron aux violons, Margarita Balanas au violoncelle, rejointes par un Miguel Da Silva très appliqué sur son alto ancien de 1796 au timbre velouté, et Matan Porat au piano, qui démontre un talent de concertiste tout en nuance et en gravité sur le deuxième mouvement. Enfin, Margarita Balanas, démentant ses méformes de la veille, s’avère une interprète subtile, à l’archet particulièrement souple et au phrasé expressif et élégant, toujours bien en place. Quant à Mira Foron, on la sent prendre modèle sur Fanny Clamagirand, dans une harmonie de timbres et de phrasés des plus aboutie.

Voyage final : d’Est en Ouest

Un point commun rassemble les compositeurs mis à l’honneur dans le dernier concert à l’église Saint Hilaire : Prokofiev, Rachmaninov, Gershwin et Bartók sont tous liés à la fois à l’Europe de l’Est et à l’Amérique. Les deux premiers y ont trouvé refuge. Le quatrième y est né, dans une famille juive d’origine russe. Moins soupçonné : Bartók y a fait une tournée en compagnie du violoniste hongrois Joseph Szigeti et du clarinettiste Benny Goodman (lui aussi d’origine juive russe, d’ailleurs).

De leur rencontre est né le trio « Contrastes », fusion inattendue entre jazz et musiques populaires, d’une grande virtuosité. Fanny Clamagirand et Sérgio Pires doivent changer d’instruments en cours d’exécution, pour prendre une clarinette en la et un violon désaccordé. Au micro d’Alain Duault, Jean-Paul Gasparian ironise : « il n’y a qu’un seul piano ».

Pour le morceau suivant (le dernier de l’édition), il est rejoint par son collègue Matan Porat pour la Rhapsody in Blue. Faisant irruption avec sa clarinette, Sérgio Pires lance le thème initial. Les deux pianistes exécutent ensuite les variations dans un quatre mains tourbillonnant. Le public est comblé et applaudit à tout rompre.

À lire également : 

Le festival s’achève dans une joie communicative, que la pluie battante depuis deux jours n’aura pas suffi à estomper. La prochaine fois dans les jardins de la Villa Charlotte ? Celle-ci devrait avoir réouvert ses portes après les travaux de rénovation.

Sur le même thème

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Vidêos Classykêo

Articles sponsorisés

Nos coups de cœurs

Derniers articles

Newsletter

Twitter

[custom-twitter-feeds]