AccueilA la UneÀ Vichy, un teatime en musique

À Vichy, un teatime en musique

COMPTE-RENDU – Au cours d’une journée spéciale placée sous le signe de l’Unesco et du patrimoine des villes d’eau, Vichy met à l’honneur la musique anglaise, avec un concert au programme résolument feel good. So, lets’ go for the music!

Do you like classical music?

Voilà longtemps que Vichy répond positivement à cette question, elle dont l’opéra est un joyau doré et dont les programmations lyriques d’été, à l’âge d’or thermal d’il y a cent ans, étaient dignes des grandes maisons parisiennes. Aussi, en cet été 2026, les belles notes animent plus que jamais les bords d’Allier, surtout en cette journée spéciale où la station bourbonnaise fête les cinq ans de son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco aux côtés de dix autres villes d’eaux européennes. Parmi lesquelles Bath, au Royaume-Uni.

© Pierre Géraudie
And so what?

Et alors, c’est bien une fête aux accents anglais qu’organise Vichy en cette chaude journée de juillet, avec pour invitée d’honneur la ville de Bath donc, mais aussi une formation majeure de cette région ouest de l’Angleterre, le Bristol Ensemble, qui a ici pour mission de faire briller la british music. En jouant Queen à la sauce symphonique, en revisitant les musiques des Chroniques de Bridgerton, et surtout en proposant un concert mettant à l’honneur des compositeurs phares du royaume de Sa Majesté. Parmi eux, Edward Elgar et Gustav Holst mais aussi les moins connus Julian Joseph, John Rutter, et Richard Rodney Bennett, dont le public découvre ici quatre Travel notes pour flûte, clarinette, hautbois et basson.

What a mysterious menu!

C’est bien ce que doit se dire, alors, le public massivement réuni au kiosque de la Source de l’hôpital, emblème du Vichy thermal, lequel public ne tarde pourtant pas à être emballé. Et ce d’abord chez Elgar, par ce jeu chantant et paisiblement allegro de cordes aux quatre pupitres parfaitement synchronisés, avec des crescendos bien prononcés, et des sforzandos marqués par une parfaite symétrie de coups d’archets. Ce Bristol Ensemble maîtrise son affaire assurément, et dispose de solistes de talent, telle la flûtiste Stéphanie Gilbert, impeccable de virtuosité à l’instant de la jouer solo devant ses camarades une Suite bien moins « antique » que poétique et bucolique.

A nice moment, c’est donc assurément cela que propose au public un orchestre d’une trentaine de musiciens qui, en fin de concert, donne aussi à entendre, dans le même style plein d’allant et de nuances tout en retenue, du Butterworth, du Delius ou encore du Grainger aussie. Des musicmen dont les œuvres résonnent comme des odes à une nature enchanteresse emplie d’animaux gambadant gaiement à la rosée du matin. Une musique définitivement relax, donnant envie de s’intéresser de plus près ce répertoire anglais visiblement apprécié par le public français.

Car c’est bien une standing ovation qui vient finalement saluer ce Bristol Ensemble qui a prouvé que la musique, qu’elle soit anglaise ou française, connue ou non, était aussi un patrimoine à défendre ardemment et à faire connaître partout.

Isnt’it ?

Bristol Ensemble saison culturelle Vichy estivale 2026 a l opera
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