AccueilA la UneSeppuku à l’aube : Angélica Liddell convoque Mishima

Seppuku à l’aube : Angélica Liddell convoque Mishima

Angélica Liddell
et le Kunstenfestivaldesarts
ont l’étrange gravité de vous convier à
Seppuku. El funeral de Mishima o el placer de morir

Une cérémonie consacrée à

Yukio Mishima

à l’aube du jour,
à 6h30 du matin,
sur la scène bruxelloise du mois de mai.

Dans le silence fragile du matin,
entre rituel, poésie et obsession de la mort,
sera célébrée une traversée théâtrale autour du désir de disparition,
de la beauté du sacrifice
et de l’élan paradoxal de vivre.

Écrivain, acteur, poète et penseur politique,
Mishima consacra son existence à faire de son corps une œuvre disciplinée,
habitée par le militarisme, le culturisme, le Hagakure
et l’éthique du bushidō.
Le 25 novembre 1970, après une ultime tentative symbolique de restauration impériale,
il accomplit le seppuku
dans la continuité tragique d’une mort longuement répétée sur les scènes de cinéma

À travers cette cérémonie,
Angélica Liddell convoque les multiples visages de Mishima :
la virilité, l’androgynie, la discipline, la représentation du corps
et l’aspiration au sublime.

© Ximena y Sergio

Tatamis, passerelles suspendues et mur d’or irradiant la scène
composent un espace inspiré de l’esthétique japonaise traditionnelle
et des visions cinématographiques de Mishima: A Life in Four Chapters
de Paul Schrader,
porté par la musique de Philip Glass.

Un élan pour vivre 

Entre théâtre nô, performance contemporaine, hallucination cinématographique
et cérémonie dédiée à Éros et Thanatos,
la scène devient un lieu de commémoration des suicidés.

Le public belge fut invité à confier des vêtements ayant appartenu à des défunts.
Revêtus sur scène, accompagnés de quelques mots sur leurs anciens propriétaires,
ces habits deviennent des traces survivantes et fragments de mémoire.

Ainsi, le théâtre se fait sépulture, invocation et persistance de vie.

« Le plaisir de mourir »
« Vivre pour mourir »
« Seppuku à l’aube »

Autant de formules pour dire une même tentative :
transformer la disparition en cérémonie esthétique.

© Ximena y Sergio
À Lire également : A Possibility de Germaine Kruip - méditation et persistance de sens à Bruxelles
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