Repas du dimanche chez les Mendelssohn

FESTIVAL – Dernier concert du festival Beethoven à Beaune 2025. Dans l’atmosphère chaleureuse de la salle La Lanterne Magique, la scène rappelle soudain un repas du dimanche. Les Mendelssohn sont à table. Ce serait une famille presque ordinaire si elle n’était pas composée de génies philosophes, de mécènes généreux, de musiciens virtuoses et de chimistes brillants. Bref, une famille normale… pour l’Allemagne romantique.

La bienfaisance : une affaire de famille

Tout commence par un discours chaleureux. Sung-Won Yang, directeur artistique et violoncelliste du trio Owon, remercie sincèrement les mécènes, « sans qui rien de tout cela ne serait possible ». Mais soyons honnêtes : la générosité, ce soir, émane aussi bien des musiciens eux-mêmes. Olivier Charlier, Emmanuel Strosser et Yang mettent tout leur cœur à rendre hommage aux Mendelssohn, famille dont l’héritage culturel défie toutes les normes.

© JLB

Felix, l’héritier brillant 

La soirée débute avec Felix Mendelssohn, l’enfant prodige par excellence. Les Variations concertantes Op. 17 pour violoncelle et piano ouvrent l’après-midi avec délicatesse, le violoncelle de Yang dialoguant subtilement avec le piano nuancé de Strosser. Suit ensuite le Trio Op. 49 en ré mineur, où la complicité entre les trois musiciens semble s’être affinée au fil de générations de repas familiaux, même si ce trio s’est formé beaucoup plus récemment.

Fanny, l’ombre lumineuse 

Vient ensuite l’Adagio pour violon et piano de Fanny Mendelssohn, sœur longtemps restée dans l’ombre de son frère. Olivier Charlier, tout en élégance, rend justice à cette composition modeste mais pleine de caractère. Un hommage émouvant à cette femme talentueuse, rappelant que l’ombre d’un génie peut en cacher d’autres injustement oubliés.

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L’héritage d’une passion : Bach chez les Mendelssohn 

Autre particularité familiale ? La passion pour Johann Sebastian Bach. Felix Mendelssohn s’était consacré à faire renaître la Passion selon saint Matthieu de Bach, près de 80 ans après la mort du compositeur baroque, initiant ainsi un mouvement toujours vibrant aujourd’hui. Dans le Trio en do mineur Op. 66 de Felix, on perçoit clairement les échos de fugues et les émotions baroques dans un romantisme incandescent.

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Un festival entre amis, tout simplement 

La générosité se prolonge jusqu’au bis, un mouvement du trio de Fanny Mendelssohn. Indéniablement, il y a quelque chose de profondément humain autant chez les Mendelssohn que dans l’équipe du festival, groupe d’amis mélomanes de Beaune unis par une même passion, organisateurs aussi rigoureux que détendus.

À lire également : Familles de compositeurs : Beaune pioche !

En sortant, on se dit que si tous les repas de famille ressemblaient à cet après-midi à La Lanterne Magique, on irait peut-être chez la belle-mère chaque dimanche avec un peu plus d’enthousiasme. Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle rencontre familiale, musicale et savoureuse !

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