FESTIVAL — Le Midsummer Festival tiendra son édition 2026 du 20 au 27 juin. Direction le Château d’Hardelot et son théâtre élisabéthain, un écrin en bois circulaire où tout rapproche : les artistes, le texte, la musique. En filigrane, Shakespeare s’invite, comme une présence diffuse qui traverse l’ensemble du programme.
Le Festival s’ouvrira avec le collectif ActeSix et avant même la première note, il y a le trajet : les musiciens parcourent une partie du territoire à vélo (et non à cheval) pour rejoindre les lieux. Une manière très concrète d’installer le projet : circulation, rencontres et ancrage local. Leur concert Un thé à l’arrivée lance le week-end, suivi de l’opéra Acis, Galatée & Polyphème de Haendel par l’Ensemble Le Stagioni. Enfin, ActeSix clôturera la première journée avec un concert nocturne intitulé Le doux chant de la nuit, idéal pour se plonger dans le songe d’une nuit d’été…
Une pièce en plusieurs actes
La suite du programme se construit comme une pièce (pas une tragédie, rassurez-vous). Dimanche, place à la découverte avec une visite du château par Château & Co., et un spectacle familial Et c’est votre métier ? par l’ensemble La Palatine. Mercredi 24 juin marque un temps fort : rencontre avec l’architecte Andrew Todd (le gentleman qui a réalisé le théâtre) suivi du Cabaret élisabéthain, Le lieu de nulle part par la compagnie J’ai tué mon bouc pour célébrer les 10 ans du théâtre. Bref, une belle manière de revenir aux sources, avec ce théâtre qui sera ze place to be (or not to be ?).
Vendredi, cap sur l’Italie (comme il vous plaira !) avec Vivaldi, Échos de Venise, porté par Le Concert de la Loge. Samedi, retour à l’intime avec le concert Duo Anglais, Haendel et Purcell par Simon Pierre (violon) et Jean-Luc Ho (clavecin), suivi de Camille Delaforge et de l’ensemble Il Caravaggio pour le concert final The Witch of Endor, mêlant Purcell et Charpentier (à quand Shakespeare et Molière ?).
Shakespeare and Company
Le Midsummer Festival aime le mouvement : des artistes qui voyagent, des formes qui se croisent et des publics qui circulent ! Tous ces événements participent à construire une véritable expérience : enjamber la Manche sans vraiment le faire.
Et si Shakespeare écrivait justement pour un théâtre ouvert, sans décor fixe, le théâtre élisabéthain d’Hardelot semble lui faire écho quelques siècles plus tard : la scène est prête pour ce solstice d’été, car après tout, le monde entier est un théâtre !
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