AccueilSpectaclesComptes-rendus de spectacles - InstrumentalNouveaux souffles avec le Quintette Diablo à Perpignan

Nouveaux souffles avec le Quintette Diablo à Perpignan

FESTIVAL – La 38ème édition du Festival de Musique Sacrée de Perpignan dirigé par Elisabeth Dooms accueille le jeune “Quintette Diablo” pour une mosaïque musicale intitulée « Timbres à tous vents », confrontant trois compositeurs :

Ça ne manque pas d’air !

Le Festival perpignanais, consacré à la musique sacrée sous toutes ses formes, entretient un partenariat avec le Festival Pablo Casals et son directeur Pierre Bleuse, pour présenter de jeunes talents. Ce talentueux quintette à vents poursuit ainsi dans le souffle de leur formation et rencontres au Conservatoire National Supérieur de Paris. La flûtiste Gladys Avignon, la hautboïste Tatsiana Revina, le clarinettiste Victor Guémy, le corniste Pierre-Antoine Lalande et le bassoniste Antoine Aboyans-Billiet poursuivent leur objectif de faire découvrir cette formation et son répertoire, à grands coups de transcriptions : autant en emportent les vents.

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À couper le souffle

Dans cette bourrasque artistique, trois compositeurs d’époques différentes se retrouvent ici réunis : Rossini, Beethoven et Ligeti (le morceau de ce dernier restant dans sa version initiale, composée pour cette formation à cinq). Avec une rigueur du tonnerre, ils n’hésitent pas à demander à la régie lumière d’intensifier l’éclairage (pour mieux voir la partition aussi). Leur énergie intrépide, apporte un souffle de fraîcheur sur le concert classique, le public planant sur cinquante minutes. L’Ouverture du Barbier de Séville répand son souffle de joie et de fraîcheur, la flûte traversière et le hautbois partageant l’agilité de la ligne vocalisante. La sérénité cède le pas à la tempête des « Six bagatelles » de Ligeti, mais pas de quoi effrayer les jeunes artistes. Le Quintette demeure téméraire, et bravant vents et tempête, poursuit des dialogues affirmés, à deux ou en apartés colorés. Le Quintette en Mi bémol majeur (d’après l’Octuor à vents opus 103) de Beethoven conclut en beauté ce mini-concert, ramenant le public sur une note de paix.

Les artistes sont chaleureusement récompensés de cette escapade, malgré la courte durée du panorama, laissant même un léger sentiment de frustration : on en redemanderait encore de ces cinq instrumentistes dans le vent !

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