COMPTE-RENDU – Les clavecinistes Tini Mathot et Ton Koopman interprètent L’Art de la Fugue de Bach en l’église Saint-Martin de Champagne dans le cadre du Festival Itinéraire Baroque en Périgord.
B A C H
Ces lettres épellent le nom du génie, mais elles forment aussi une mélodie : en allemand, chaque note est désignée par une lettre en partant du la : A = La, B = Si bémol, C = Do, D = Ré etc. Ainsi B-A-C-H équivaut à : si bémol-la-do-si bécarre, un thème qui se retrouve… dans L’Art de la fugue de Bach (une belle manière de signer une œuvre musicale comme un tableau).
Bienvenue dans les variations
Les fugues se déploient en sujets, contre-sujets, réponses, d’autant plus ici, jouées les unes après les autres sans temps de pause, ni applaudissement : Bravo au Périgord de plonger dans la Beauté de Bach sans la Briser.
Attention aux canons !
Avec force attention et précision, appliqués à rendre la signature de Bach, les clavecinistes Tini Mathot et Ton Koopman allient technique impassible et dévotion chantante, Avec noblesse.
Célérité et persuasion
Au fur et à mesure que les fugues s’enchaînent, la virtuosité se fait Croissante, notamment en Do (C) justement, émerveillant grâce à ce Contrepoint imaginatif rendu avec ferveur.
Habilité de manœuvre
Si l’heure de gloire advient à la venue de Si majeur (H) l’essentiel est joué à deux voix confluentes de structure, stabilité, lyrisme.
Les applaudissements Haletants sont si longs qu’un seul bis est ajouté, et même la cloche vient l’interrompre. Toujours trop tôt, le Bonheur Artistique Cesse Humblement. Bravo Au Créateur Harmonieux de cette musique et aux Bienheureux Artisans du Compositeur Honoré.
À Lire également : Come Bach, c’est retour vers le futur !

