Timouk, le Petit Prince d’Angers

CONCERT FAMILLES – Dans le cadre du second festival Angers Pianopolis, l’abbaye de Ronceray s’anime d’un concert-spectacle pour les familles. Sous les voûtes quasi millénaires, les jeunes et les moins jeunes plongent au cœur d’un conte musical où la musique et le récit se mêlent pour émerveiller les auditeurs.

Dans l’effervescence du dernier jour du festival Angers Pianopolis, la nef de l’abbaye de Ronceray se transforme en un théâtre enchanté pour un concert-spectacle dédié aux familles. Sous les voûtes dont on distingue les vestiges d’un décor en couleur, adultes et enfants se mêlent aux musiciens, certains jouant même au cœur même du public. Les jeunes auditeurs, captivés, s’approchent parfois des instrumentistes pour mieux savourer le spectacle, se laissant notamment emporter par les mélodies envoûtantes de la pianiste lors de son solo, où son toucher oscille entre douceur et vivacité.

Le conte de fée du Prince

Stanislas Sauphanor, de sa voix chaleureuse et pleine de nuances, donne vie à l’histoire de Timouk, jeune prince dont les parents sont partis à la guerre. C’est grâce à la rencontre d’amis inattendus qu’il réussira à grandir. Si quelques passages auraient gagné à plus de douceur, l’énergie débordante du conteur et metteur en scène ne manque pas de charme, rythmant le récit de ses multiples timbres de voix, du rocailleux au grave, jusqu’au rauque. Il s’aide parfois d’images imprimées sur les feuilles d’un paperboard. Vraisemblablement réalisées à l’aide d’une intelligence artificielle, elles peinent à rivaliser avec la poésie exploratrice des illustrations de Delphine Jacquot qui animent l’album du conte de Yun Sum Limet, livre original sur lequel est basé l’histoire de Timouk.

La musique, rôle princ-ipal

À partir de ce récit initiatique, Guillaume Connesson compose une musique en parfaite harmonie avec l’ensemble Minium 21. La partition, vibrant reflet du récit, guide le public à travers les méandres de l’histoire, des rythmes vifs et joyeux évoquant le chant des oiseaux, à des mélodies empreintes de poésie et de nostalgie. Les six musiciens, attentifs et précis, dépeignent une toile musicale envoûtante, ponctuée de couleurs vives et de nuances délicates malgré l’acoustique généreuse de la nef.

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Les applaudissements chaleureux des jeunes spectateurs, comme des moins jeunes, témoignent de leur ravissement lors de ce spectacle musical captivant.

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