À L’ÉCRAN – Dans ce film-documentaire intitulé Swan Song, la danseuse et chorégraphe Karen Kain termine sa carrière en beauté en montant son propre Lac des cygnes, un geste d’adieu autant qu’un hommage à une œuvre pleine de sens pour elle.
Une étoile qui passe
Il y a des œuvres qui nous accompagnent une vie entière, Le Lac des cygnes en fait partie. Pour Karen Kain, figure majeure de la danse classique canadienne, ce ballet mythique prend dans Swan Song une saveur toute particulière : un façon un peu symbolique de clore une carrière, mais aussi un regard porté sur le temps qui passe et sur ce que signifie, pour une artiste, quitter définitivement la scène.
Le documentaire suit la genèse de cette nouvelle version du chef-d’œuvre de Piotr Ilitch Tchaïkovski, tout en revenant sur le parcours de Kain, de ses débuts sur scène à son statut d’icône au Ballet National du Canada. La chorégraphie, épurée et introspective, dialogue avec la mémoire du ballet classique, jouant sur la dualité d’Odette et Odile comme sur celle de l’artiste partagée entre la scène et l’après.
Avec une distribution constituée d’une nouvelle génération de danseurs et une équipe artistique attentive, Swan Song constitue un moment de transmission, où une ancienne étoile passe le flambeau. Un film pour célébrer une carrière mais surtout pour immortaliser la réussite d’un pari artistique, car Karen Kain a elle-même avoué n’avoir aucune expérience préalable en mise en scène. Elle fut un temps danseuse étoile, elle a désormais droit à sa propre étoile dans le prestigieux firmament du ballet classique.
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Photo de Une : © Ann Ray

