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Harlem Dance Theatre : Classique n’est pas has been !

DANSE – Le Dance Theatre of Harlem fait une nouvelle saison au New York City Center, avec un programme mêlant les « classiques » de la compagnie à des créations plus contemporaines. Techniques et époques s’interposent, mais révèlent aussi que la compagnie est définitivement une grande compagnie classique.

Depuis sa création en 1968, la compagnie, reconnue comme la « première compagnie de danse avec des artistes afro-américains », a fait du chemin, et le programme le montre.

Passage of Time

La présence des Donizetti Variations de Balanchine montre ainsi le pont qui s’est effectué entre le chorégraphe du NY City Ballet et le Dance Theatre of Harlem, et qui a permis la reconnaissance de ces danseurs, définis non plus uniquement par leur couleur de peau, mais aussi par leur talent et leur technique. The Vertiginous Thrill of Exactitude, par William Forsythe, marque une autre étape importante de la compagnie, avec la grande vague néoclassique des années 1990 qui semble justement montrer de nouveau la pertinence d’une telle compagnie. 

Ces deux œuvres du répertoire « historique » font alors face à deux créations plus récentes : The Cookout, présenté il y a un peu plus d’un mois à Seattle, avec une chorégraphie de Robert Garland, directeur artistique de la compagnie et garant de « l’esprit DTH » ; et Passage of Being, qui fait sa première ce soir avec une commande à la chorégraphe Jodie Gates, dans un esprit plus contemporain.

Entre les années 1960 et 2025, les danseurs vivent à travers plus de soixante ans d’une technique classique qui ne s’érode pas, et de créations contemporaines qui annoncent le futur de la compagnie.

Toujours « on pointe »

D’une manière assez surprenante pour que l’on puisse le noter, les deux créations contemporaines de cette soirée touchent à l’idée d’un hommage, à la communauté noire-américaine chez Robert Garland, et d’une manière plus métaphysique au temps chez Jodie Gates. Dans les deux cas, il s’agit de montrer l’importance de l’existence d’une communauté malmenée par l’histoire et les préjugés. Dans les deux cas aussi, on finit par une ode à la « joie », célébration largement religieuse – et la présence des danseurs d’Alvin Ailey dans le public, chaleureusement remerciés par Robert Garland dans son discours introductif, n’y est peut-être pas pour rien.

À lire également : Démo de style du Dance Theatre of Harlem

Pourtant, on semble reconnaître dans les sourires de ces jeunes danseurs sur scène un plaisir évident dans l’interprétation des pièces de Balanchine et de Forsythe, deux pièces rythmiques, mais pas réellement politiques. Les solos se succèdent (il est difficile de nommer un seul nom tant l’excellence touche chacun des danseurs) dans une technique parfaite et un jeu de lignes qui montrent un goût pour ces pièces plus « classiques ». Et non, même au Dance Theatre of Harlem, classique n’est donc pas has been.

À noter, le Dance Theatre of Harlem, attendu en France depuis 40 ans, fera son grand retour dans l’Hexagone en février-mars 2026 (à Paris, Roubaix, Lyon, Bordeaux)

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