23-24 : coup d’œil dans le rétro

RÉTRO – Ça y est, le vent gonfle les voiles : un peu partout les salles tirent le rideau sur leurs saisons 23-24, et les artistes affutent leurs archets : cap sur les festivals d’été ! L’occasion pour nous de jeter un dernier coup d’œil vers le quai, en vous proposant la sélection de nos rédacteurs et rédactrices. Voilà les spectacles marquants de leur année !

Julien – une salle, deux ambiances…

Concert du Nouvel An à Toulouse – janvier 2024 / Symphonie Leningrad à Toulouse – Mars 2024
© Romain Alcaraz

Deux concerts que tout oppose ou presque ! Un monde se délitant dans une effroyable guerre d’un côté, l’effervescence de la fête et les promesses d’une nouvelle année de l’autre. Une même recette pourtant : la communauté à l’unisson formée par des musiciens impliqués et des auditeurs captivés. Une magie où la musique exprime avec autant de puissance la noirceur de l’humanité que sa lumière.

Les articles de Julien :
Toulouse : Champagne musical pour le Nouvel An
Symphonie Destructrice

Soline – une claque à en perdre le Nord !

S 62° 58’, W 60° 39’ , de la compagnie Peeping Tom
© Samuel Aranda

Je décerne le prix de la « claque annuelle » à la dernière création de la compagnie Peeping Tom, présentée au KVS. Entre théâtre, performance et cinéma, S 62° 58’, W 60° 39’ réussit le tour de force de libérer le spectacle de son propre joug, déviant la mise en scène vers une réalité qui dépasse celle du public. Le quatrième mur est explosé, le public est… médusé.

L'article de Soline : Le Radeau médusé de Peeping Tom

Pierre – Amazing Amazone !

Concert en trio à Gstaad – Janvier 2024
© Patricia Dietzi

C’est le genre de concert qui, après une fin arrivée beaucoup trop vite, n’appelle qu’une réflexion : « Waouh ! ». Le genre de concert qui fait comprendre, aussi, pourquoi il est doux d’aimer la musique : parce que celle-ci, en un rien de temps, a cette magique capacité à captiver, émouvoir, interroger, fasciner, et même inviter au voyage. C’est le cas en cette soirée hors du temps vécue à Gstaad, au pied des Alpes suisses (un cadre déjà dépaysant à lui seul), où un trio d’artistes ensorcelant invite à visiter les terres romantiques d’Europe centrale de Mendelssohn, l’Argentine mélancolique de Piazzolla ou l’Amazonie sauvage et mystérieuse du très contemporain Antonio Santana. Un compositeur méconnu au bataillon mais dont la musique enivrante, intense et passionnée suscite une fascination immédiate et n’appelle qu’un seul mot, bien sûr : Waouh ».

L'article de Pierre : Dernier appel à Gstaad : embarquement immédiat !

Marie – Mon beau miroir…

Mire au Théâtre de la Ville – janvier 2024
© Céline Michel

Mire est avant tout une expérience qui se vit. Les ouvreurs nous préviennent qu’il vaut mieux venir léger et laisser manteau et gros sac aux vestiaires. On se déchausse avant de pénétrer dans une salle noire où on prend place en position allongée, la tête calée sur un coussin, le regard vers le ciel pour contempler non pas les étoiles mais douze danseurs, complètement nus. Ils sont protégés des spectateurs par douze panneaux formant une boîte circulaire qui les enferme, sous un gigantesque miroir suspendu. Les spectateurs que nous sommes forment un deuxième cercle derrière les palissades. Un cercle dans un cercle, pour ne former qu’une seule figure.

L'article de Marie : Mire : mirage miroitant du mirador

Charles – À point nommé !

The Fairy Queen de Purcell d’après Shakespeare avec le Jardin des Voix et Les Arts Florissants chorégraphiés par Mourad Merzouki – janvier 2024

Comme le dit si bien un dicton si souvent mal cité : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. » Or, l’année aura fort heureusement -et tragiquement- assez bien nommé les choses, et les spectacles… dès son concert festif de réveillon à Radio France, en passant par André Rieu à l’Accor Arena, le concert airs de famille à la Sainte-Chapelle, Don Quichotte (qui effectivement ne manque pas d’air) à Bastille, Beethoven Wars à La Seine Musicale, jusqu’à L’Apocalypse d’Icare au Cirque d’Hiver Bouglione ! Alors dans cette farandole de propositions qui annonçaient la couleur, dansent encore et toujours les tenues bariolées et surtout l’union entre les arts et les siècles proposée par The Fairy Queen (La Reine féerique, en effet), qui met ABBA bien des préjugés sur l’art vivant.
Classique & Audacieux & Original & Osé qu’on vous dit toute la saison durant !

L'article de Charles : The Fairy, Singing & Dancing Queen à la Philharmonie

Damien – Un vent de découvertes

Guercœur d’Albéric Magnard à Strasbourg en avril et Le Tribut de Zamora de Gounod à Saint-Etienne en mai
Chloé Jacob et Léo Vermot-Desroches dans Le Tribut de Zamora par Gilles Rico © Opéra de Saint-Etienne – Cyrille Cauvet

Entre une production du Tribut de Zamora fine et forte à Saint-Etienne, et un coup de cœur pour Guercœur à Strasbourg, la saison aura mis en lumière avec brio deux beautés injustement oubliées. Par contre, pour La Esmeralda de Louise Bertin, il faudra repasser si fer se peut : la version réduite des Bouffes du Nord et d’Avignon ne rendait pas justice au chef-d’œuvre et nous attendons avec impatience une nouvelle audace d’un programmateur pour en découvrir les merveilles.

Pour Zamora, l'article de Damien sur Ôlyrix et celui de Marjorie pour Classykêo
Pour Guercœur, l'article de Damien sur Ôlyrix et celui de José pour Classykêo
- Espace publicitaire -
Sur le même thème

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

- Espace publicitaire -

Vidêos Classykêo

Articles sponsorisés

Nos coups de cœurs

- Espace publicitaire -

Derniers articles

Newsletter

Twitter

[custom-twitter-feeds]